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Tome premier.
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LIVRE V.i-estiiit n'en pouvait être que l'élite , d’espritcomme de corps. Pour être arrivé jusque-là,il fallait avoir résisté àtantd’épreuves! l'ennuiet le mal-être de leurs misérables cantonne-ments agitaient de tels liommes. Rester , leurparaissait insupportable ; reculer , impossible;il fallait donc avancer.

Les grands noms de Smolensk et de Moscou n’effrayaient pas. Dans des temps et pour deshommes ordinaires , ce sol inconnu , ces peu-ples nouveaux , cet éloignement qui agrandit, tout, aurait repoussé. C’était ce qui les atti-rait ; ils ne se plaisaient que dans des situationshasardeuses, que plus de dangers rendent pluspiquantes , et auxquelles des périls nouveauxdonnent un air de singularité : émotionspleines d’attraits pour des esprits actifs quiavaient goûté de tout , et auxquels il fallaitdes choses nouvelles.

Alors , l’ambition était sans entraves ; toutinspirait la passion de la renommée ; on avaitété lancé dans une carrière sans terme. Eh !comment mesurer l’ascendant qu'avait dûprendre , et l'élan qu’avait donné impuissantempereur, capable de dire à ses soldats d’Aus-terlitz, après cette victoire : « Donnez mon» nom à vos enfants , je vous le permets ; et>i si parmi eux ils’en trouve un digne de nous,» je lui lègue tous mes biens et je le nomme» mon successeur. «