■256 LIVRE VI.
gnaient de leurs rangs ; car nos escadrons le*liarcelaient sans cesse , épiaient tous leur»mouvemens, se jetaient dans les moindres in'tervalles , et enlevaient aussitôt tout ce quise séparait de la masse ; ils y pénétrèrentmôme deux fois , mais peu , les chevaux res'tant comme engravés dans cette foule épaissiet opiniâtre
iVewerowskoï eut un moment très-critique :sa colonne marchait à la gauche de la granderoute dans des seigles encore debout, quandtout-à-coup la longue enceinte d’un champ iformée par un rang de fortes palissades l'ai'rêta : ses soldats, pressés par nos mouvemenSin'eurent pas le temps d’y faire une trouée >et Murat lança contre eux les Wurtember'geois pour leur faire mettre bas les armes <mais pendant que la tête de la colonne russefranchissait l'obstacle , leurs derniers rang*se retournèrent et tinrent ferme. Ils tirèrentmal , il est vrai , la plupart en l’air et connutdes gens troublés, mais de si près , que h 1fumée , les feux , et le fracas de tant decoups , épouvantèrent les chevaux wurteiu'hergeois , et les renversèrent pêle-mêle.
Les Russes saisirent l’instant ; ils mirententre eux et nous cette barrière qui aurait déleur être fatale. Leur colonne en profita pou 1 ’se reformer et gagner du terrain. Quelque*canons français arrivèrent enfin : seuls, ilsp' 1 'rent faire brèche dans cette forteresse vivante-
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