CHAPITRE II. uô7
Newerowskoï se hâtait pour atteindre undéfilé où Grouchy avait ordre de le prévenir ;ln ais, trompé par un faux rapport, Murat avaitdétourné la plus grande partie de la cavaleriede ce général dans la direction d’Ielnia : ilhe restait à Grouchy que six cents chevaux.Il lança le 8 e de chasseurs vers le défilé, oùd se trouva trop faible contre une si fortec °lonne. Les charges vigoureuses et réitéréesce régiment, du 6 e de hussards et du 6 e delanciers , contre le flanc gauche de cette masseCompacte, garantie par le double rang de grandsbouleaux qui borde chaque côté de la route ,dirent insuffisantes , et Grouchy demanda duSe cours , mais ce fut en vain : soit que legénéral qui le suivait fût retenu par les dif-ficultés du terrain , soit qu’il ne sentît pas^ s sez l’importance de ce combat. Elle étaitg*'ande , puisque entre Smolensk et Murat*1 n’y avait que ce corps russe, et que, lui dé-faut , Smolensk aurait pu être surprise sans■'fenseurs , enlevée sans combat , et l’arméee nnemie coupée de sa capitale. Mais cette di-' , *sion russe réussit enfin à gagner un terrain“ 01s é , où ses flancs furent couverts.
Newerowskoï fit une retraite de lion.Toute-°ls il laissa sur le champ de bataille douze cents„ ffiorts, mille prisonniers et huit pièces de canon.
. a cavalerie française eut l’honneur de cetteJournée. L’attaque y fut aussi acharnée que ladéfense opiniâtre : elle eut plus de mérite ,