Band 
Tome premier.
Seite
238
JPEG-Download
 

•258 LIVRE VI.

n'ayant à employer que le fer contre le fer etle feu : le courage éclairé du soldat français étant d’ailleurs d’une nature plus relevée quecelui des soldats russes , esclaves dociles,qui exposent une vie moins heureuse , et descorps en qui les frimas ont émoussé la sen-sibilité.

Le hasard voulut que le jour de ce succèsfût celui de la fête de l’empereur. L’armée nepensa pas à la célébrer. Dans la dispositiondés hommes , dans celle des lieux, rien neconvenait à une fête , de vaines acclamationsse seraient perdues au milieu de ces vastes so-litudes. Dans notre position , il n'y avait dejour de fête que celui d’une victoire complète.

Cependant, Murat et Ney , en rendantcompte de leurs succès à l’empereur, en firenthommage à cet anniversaire. Ils firent tirerune salve de cent coups de canon. L’empe-|reur, mécontent, remarqua qu’en Russie dfallait ménager davantage la poudre françaisê ;mais on lui répondit qu’elle était russe et con-quise delà veille. L’idée d’entendre l’anniver-saire de sa fête célébré aux dépens de l’ennemifit sourire Napoléon ; on trouva que ce genreassez rare de flatterie convenait à de telshommes.

Le prince Eugène crut aussi devoir lui ap-porter ses vœux. L’empereur lui dit : « Tout» se prépare pour une bataille ; je la gagnerai*

» et nous verrons Moscou . » Le prince garda

le

fl’

tii

a I

r,

te

tii

st

la

SC

P

T

ti

d

ta

d.

ti

ft

ri

<1

1,