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Tome premier.
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336 LIVRE VII.

capital, et le fixe de ce regard d’aigle, commeune proie sur laquelle il va fondre de toutesses forces et avec toute son impétuosité.

Il sait qu’à une lieue devant lui, à Boro-dino, la Kologha, rivière ravineuse, qu’ilcôtoie depuis quelques werstes , tourne brus-quement à gauche pour aller se jeter dans laMoskwa . Il comprend qu’une chaîne de forteshauteurs a pu seule contrarier son cours, eten changer aussi subitement la direction. Sansdoute, l’armée ennemie les occupe, et de cecôté elle est peu attaquable. Mais, en couvrantle centre et la droite de cette position, la Ko-logha, dont il suit les deux rives, en laisse lagauche à découvert.

Les cartes du pays sont insuffisantes; toute-fois comme le sol penche nécessairement ducôté du principal cours d’eau, qui n’est le plusconsidérable que parce qu’il est le plus infé-rieur, il en résulte que les ravins qui y affluentdoivent se relever, s’affaiblir, et s'effacer ens éloignantde la Kologha. D’ailleurs, la vieilleroute de Smolensk , qui court à sa droite,marque assez leur naissance : pourquoi l’aurait-on jadis éloignée du cours d’eau principal , etconséquemment des endroits les plus habita-bles , si ce n’était pour lui faire éviter des ra-vins et leurs ressauts.

Les démonstrations des ennemis s’accordentavec ces inductions de son expérience ! pointde précautions , peu de résistance en avant de