!Ï(U LIVRE VII.
fixement le monarque, et reprit froidement :
« C’est juste ! Soldats, face en tête! allons» nous faire tuer ! »
Cependant, Murat venait de renvoyer Bo-relli à l’empereur pour demander du secours;ect officier montre les nuages de poussièreque les charges de cavalerie élèvent sur leshauteurs , jusque-là tranquilles depuis leurconquête. Quelques boulets viennent même ,pour la première fois , mourir aux pieds deNapoléon : l'ennemi se rapproche, Borelii in-siste, et l’empereur promet sa jeune garde;mais à peine eut-elle fait quelques pas quelui-même lui cria de s’arrêter. Toutefois, lecomte de Lobau la faisait avancer peu à peu,sous prétexte de rectifier des alignements.jNapoléou s’en aperçut et réitéra son ordre.
Heureusement, l’artillerie de la réserve s'a-vança dans cet instant pour prendre positionsur les hauteurs conquises; Lauriston avaitobtenu pour cette manœuvre le consentementde l’empereur, qui d’abord l’ordonna moinsqu'il ne la permit. Mais bientôt elle lui parutsi importante , qu’il en pressa l’exécution ,avec le seul mouvement d’impatience qu’il aitmontré dans toute cette journée.
On ne sait si l’incertitude des combats dePoniatowsky et du prince Eugène à sa droiteet à sa gauche ne le rendit pas incertain ; ce jqui est sûr, c’est qu’il parut craindre que 11 extrême gauche des Russes , échappant aux |