Band 
Tome premier.
Seite
369
JPEG-Download
 

CHAPITRE X. 5 69

ordonne à ce général d'aller voir encore et derevenir lui rendre compte.

Belliard, surpris, court et revient prompte-» ment; il annonce « quel'ennemi commence» à se raviser; que déjà on voit le taillis se» garnir de ses tirailleurs; que l’occasion va» s’échapper ; qu’il n'y a plus un instant à» perdre, sans quoi il faudra une seconde ba-il taille pour terminer la première ! »

Mais Bessières était revenu des hauteursoù Napoléon l’avait envoyé pour examiner l’at-titude des Russes . Ce maréchal assura « que» loin d’être en désordre, ils s’étaient retirés» sur une secondeposition, d’oùils semblaient» se préparer à une nouvelle attaque; » etl’empereur alors dit à Belliard « que rien n’é-» tait encore assez débrouillé, que pour faire! a donner ses réserves , il voulait voir plus>* clair sur son échiquier. » Ce fut son expres-sion, qu’il répéta plusieurs fois, en montrantd’une part, la vieille route de Moscou , dontPoniatowsky n’avait pas encore pu se rendremaître; de l’autre, une attaque de cavalerieennemie en arrière de notre aile gauche ; enlinla grande redoute contre laquelle se brisaientles efforts du prince Eugène.

Belliard, consterné, retourne auprès duroi; il lui annonce « l’impossibilité d’obtenir>> de l’empereur sa réserve; il l’a, dit-il, trouvé» à la même place, l’air souffrant et abattu, les« traits affaissés, le regard morne ; donnant