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Tome premier.
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%o LIVRE VII.

la hauteur opposée , qui commandait Mojaïsk ,et ce ravin où le reste de nos cavaliers étaitprêt à s’engouffrer. Mais lui, toujours plusemporté, répétait « qu’il fallait qu’ils marchas-» sent; que s’il y avait un obstacle, ils le ver-» raient ! « Puis il insultait pour exciter ; etl’on allait porter ses ordres , lentement toute-fois , car on s’entendait d'ordinaire pour enretarder l’exécution, afin deluidonnerle tempsde réfléchir, et qu’un contre-ordre prévu pûtarriver avant un malheur : ce qui n’avait pastoujours lieu , mais ce qui arriva cette fois.Murat se satisfit, en épuisant ses canons surdes Cosaks ivres et épars, dont il était presqueenvironné, et qui l’attaquaient en poussant desauvages hurlements.

Néanmoins, cette affaire s’engagea assezpourajouter aux pertes de la veille ; Belliard y futblessé ; ce général , qui depuis manqua beau-coup à Murat, s’occupait à reconnaître la gau-che de la position ennemie : elle était aborda-ble, c’était de ce côté qu’il eût fallu attaquer;mais Murat ne pensa qu’à se heurter contre cequ’il avait devant lui.

Pour l’empereur, il n’arrivasur le champ debataille qu’avec la nuit, et suivi de forces in-suffisantes. On le vit s’avancer vers Mojaïsk ,marchant d’un pas encore plus lent que laveille, et dans une telle absorption, qu’il sem-blait ne pas entendre le bruit du combat , niles boulets qui arrivaient jusqu’à lui.