788 H I S T O I R E A B R É G É E
- une acquisition nouvelle pour l’astronomie ; il est actuellement dans la mer
1797. du Sud.
Le C. cn Prony , directeur du cadastre, fit travailler à la Connaissance destemps pour l’an X [1802] , et il y destina deux de ses calculateurs , pourque les astronomes ne fussent point détournes de leurs observations et de leurscalculs. Le bureau des longitudes décida que ce livre aurait toujours 5 00 pages,qu’il ne se vendrait que 4 francs, et qu’on l’enverrait gratuitement aux prin-cipaux astronomes de l’Europe .
Le C. c " Quenot, officier de vaisseau , employa le loisir que lui laissait sonséjour à Paris , à faire, avec un cercle à réflexion, des observations de Jupi-ter; il les calcula malgré l’extrême longueur du travail, et ces calculs ontservi à vérifier nos observations de l'opposition de Jupiter. Il nous a calculédes éclipses et des lieux de Mercure observés à Montauban . Ce courageuxnavigateur nous a fait voir que nos travaux ne seront pas perdus pour lamarine, puisqu’il s’y trouve des observateurs aussi exercés, avec autant d’emu-lation et d’ardeur que d’intelligence et de facilité pour les observations et lescalculs.
François-Marie Quenot, né à Lorient , le 5 février 1761 , est entré dansla marine en 1781. II a fait le voyage d’Égypte en 1798.
Le C. cn Martin, professeur d’hydrographie à Calais , a voulu aussi con-courir au travail qu’exigent tant d’observations, et il en a calculé plusieurs ;travail pénible qui exige noire reconnaissance.
Le bureau des longitudes s’occupait de la restauration de l’Observatoire ;Ramsden , le plus célèbre artiste d’Angleterre, nous avait promis depuis dix ansun grand instrument des passages. Lorsque lord Malmesbury vint à Paris pour les négociations de la paix, je le priai de négocier à Londres pour l’as-tronomie française , et il me le promit. Mais le C. tn Lenoir nous a dédom-magés de Ramsden ; il a fait une lunette méridienne dont l’Observatoire avaitbesoin, et il nous a fourni un cercle entier suivant la méthode de Mayer,perfectionnée par Borda.
J’ai donné dans le Magasin encyclopédique la notice des travaux desC. ens Lenoir, Caroché et Fortin, qui soutiennent en France la concurrenceavec les plus habiles artistes d’Angleterre.
Le bureau des longitudes nomma les C.'" s Rochon et Ancelin à l’obser-vatoire de Brest, et le C.' n Flaugergues à celui de Toulon ; mais la guerren’a pas encore permis au Gouvernement de mettre ces établissemens en activité.En attendant, le bureau des longitudes a envoyé au C. en Flaugergues, pourqu’il pût continuer ses observations des satellites avec plus de succès, unelunette acromatique du C. cn Caroché, et pour la recherche des comètes, unelunette méridienne et une lunette de nuit.
Le C. cn Jacques-Joseph Thulis, né le 6 juin 1748 , a achevé les réparationsde l’observatoire de Marseille , et repris le cours de ses utiles observations.
Le C. cn Poitevin nous a envoyé des observations de Montpellier , où l’hivera été fort beau; et quoiqu’il eût cinquante-quatre ans, il continuait à observer.