DE L’ASTRONOMIE.
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Le C. cn Ferdinand Berthoud avait fait imprimer en 1792 un Traité des-
montres à longitude; il acheva en 1797 de faire imprimer la suite du même I 7^7*Traité. Ces deux ouvrages n’étaient pas encore publics ; mais il les présenta àl’Institut le 1 . CI novembre, avec un mémoire dans lequel il demande qu’on fasserégler les horloges sur le temps moyen, et tracer au Palais-royal la méridiennedu temps moyen. J’ai fait aussi à l’Institut la motion de demander au Directoireque l’horloge de la ville fût mise au temps moyen , de même que celle desTuileries, que le C. cn Lepaute construisait. Cela se fait en Angleterre; àGenève même il y a un homme chargé de frapper sur les cloches de Saint-Pierre au*moment du midi moyen, puisqu’enfin il est reconnu que le soleilvrai ne donne qu’une mesure imparfaite et irrégulière du temps.
Le Gouvernement a donné, le 17 octobre [24 vendémiaire], des ordrespour l’impression de ma Bibliographie astronomique en un volume in-4. 0 de800 pages ; ouvrage qui manquait à l’astronomie, et qui contiendra le fonde-ment de l’histoire de cette science.
Nous avons reçu de Bologne les expériences que M. Guglielmini a faitessur la tour Asinelli, qui a 247 pieds. II a trouvé que les corps tombaient huitlignes et demie à l’orient du fil à plomb ; la théorie donne cinq lignes. Cesexpériences sont très-difficiles à faire ; mais elles prouvent encore le mouve-ment de la terre, qui heureusement n’a plus besoin d’être prouvé.
En Angleterre, M. Maskelyne a publié ses observations de 1795 et 1796;et dans les Transactions de 1797, M. Pigott a donné la période des varia-tions de lumière de deux étoiles. Ainsi nous avons déjà 1 o étoiles changeantesdont nous connaissons les périodes, c’est-à-dire, les durées de leurs rotations.
Il y en a beaucoup d’autres dont on a observé les variations, mais dont onne peut pas encore assigner les périodes.
M. Herschel donna une troisième suite de comparaisons pour la lumièredes étoiles, et des observations sur la lumière des satellites de Jupiter.— Con-naissance des temps de l’an X [1802].
Dans la Bibliothèque britannique , excellent journal qui se publie à Genève ,on lit une histoire de l’observatoire de Greenwich , qui fut bâti à l’occasiond’un Français nommé Saint-Pierre, qui prétendait avoir trouvé les longitudesen 1675.
En Hollande , M. d’Utenhove commença à faire des observations à Utrecht ;
M. Simon Speyert valider Eyk alla à Leyde remplacer M. Nieuwland; M. Cal-koen à Amsterdam , où il espérait mettre à profit l’observatoire de la Sociétéde Félix merïtis, où il y a de bons instrumens.
En Allemagne , M. Olbers publia un Traité des comètes , où M. de Zachen mit qui n’étaient pas connues ; en sorte qu’il porte à 90 le nombre desorbites calculées jusqu’à présent, y compris celle de 1797.
M. Schroeter annonce un ouvrage sur la structure, la rotation, les gran-deurs et les atmosphères des satellites de Jupiter, sur Saturne et ses satellites.
Un grand Traité d’astronomie, publié en anglais par M. Vince, et un ensuédois par M. Meianderhielm, nous annoncent que la curiosité devient plus