79 o HISTOIRE ABRÉGÉE
■.— générale pour l’astronomie dans les pays où les ouvrages français avaient suffi
I 7 p 7 ’ jusqu’à présent.
M. de Mendoza publia à Londres des recherches sur les solutions des prin-cipaux problèmes de l’astronomie nautique , avec des tables de sinus verses,et une table auxiliaire qui réduit la recherche de la distance vraie à une addi-tion de cinq sinus verses.
Le C. cn Venturi, professeur de physique à Modène , qui avait passé uneannée avec nous, fit le dépouillement des manuscrits de Léonard de Vinci . Jeles avais demandés à nos commissaires en Italie , pour vérifier la découverte dela cause de la lumière cendrée , découverte attribuée à Léonard. Le C. cn Ven-turi a trouvé le passage, et il l’a consigné, avec beaucoup d’autres choses inté-ressantes, dans un Essai qu’il a publié à Paris sur la vie et les ouvrages de cepeintre fameux , dont le génie s’étendit à une multitude d’objets inconnus deson temps. Léonard naquit en 1452. , et mourut en 1519.
La nouvelle République cisalpine a établi un Institut à Bologne , ou plu-tôt régénéré celui qui y subsistait déjà , et dans lequel il y a un observatoireintéressant.
Dans les Annales de chimie, î. XXIII, p. ij$, et dans la Bibliothèquebritannique , mars et avril îjÿS, on trouve des extraits du mémoire du docteurBlair, inséré dans le troisième volume des Transactions d’Edimbourg, surles lunettes aplanatiques ou sans aberrations ; il lui était permis de donner unnom à une découverte que nous lui devons. On y voit qu’il est parvenu àconstruire un objectif contenant du muriate mercuriel corrosif, dissous dansl’alcool ou dans l’eau, en y ajoutant un peu de muriate d’ammoniac, et oùil n’y avait point de dispersion de couleurs.
Le muriate d’antimoine dissous dans l’alcool ou bien dans l’éther , avecaddition d’un peu d’acide muriatique, pour empêcher la précipitation , a lamême propriété. II a fait un très-bon objectif avec une solution de sel ammo-niac et de mercure sublimé [muriate d’ammoniac et de mercure]. II a reconnuque les différentes substances n’ont pas une distribution semblable des cou-leurs ; ce que Boscovich avait déjà aperçu en 1765. Enfin il a calculé lescourbures des verres de manière à corriger aussi l’aberration de sphéricité. Cemémoire curieux a été traduit en français ; mais le C. e " Leroy avait encore lemanuscrit lorsqu’il est mort. On doit savoir gré au C. cn Pictet de l’avoir faitconnaître en détail dans son excellent journal. L’avantage de ces composi-tions serait de n’avoir pas besoin de recourir au flintglass, qu’il est si difficiled’avoir avec une grande pureté.
M. de Zach termina un grand ouvrage en deux volumes in-S,°, qui con-tient un catalogue précieux de 1200 étoiles déterminées avec la précisiond’une seconde, quant aux ascensions droites. Je lui ai fourni 2400 déclinai-sons déterminées au mural de l’École militaire, le seul observatoire où l’onait des hauteurs assez nombreuses et assez exactes pour pouvoir accompagner legrand et beau travail de M. de Zach ; mais son ouvrage n’est pas encore public.
M. Bode publia à Berlin les quatre premières feuilles de sa belle collection