D E L’A STRONOMIE.
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de cartes astronomiques de 28 pouces sur 20, dont j’ai parlé ci-devant. II aabandonné, suivant mon conseil, la projection de Flamsteed , qui , représen-tant par des lignes droites les parallèles à l’équateur, défigurait considérable-ment les constellations et les espaces célestes. Il est impossible qu’une boulesoit bien représentée sur un plan : mais en choisissant le plan qui touche, dansle plus grand nombre de points, la partie de la boule qu’il s’agit de repré-senter, on en approche autant qu’il est possible ; et c’est ce qu’011 n’avait pasfait jusqu’à présent.
Les Ephémérides de Berlin, par M. Bode, pour i 800 , et celles de Vienne ,par M. Triesnecker, pour 1798 , nous procurèrent un grand nombre d’obser-vations et de calculs faits dans toutes les parties de l’Allemagne . Le troisièmevolume des supplémens de M. Bode en contient encore beaucoup, ainsi queles Ephémérides géographiques, nouveau journal de M. de Zach , en alle-
mand , qui parait tous les mois. On iy apprend que M. Triesnecker avaitcalculé plus de 15 o éclipses de soleil oit d’étoiles pour bien constater les posi-tions des lieux où elles ont été observées. Ces calculs sont si longs, qu’onpeut regarder ce travail comme important et difficile.
MM. de Zach , David et Kœhler firent des voyages en Allemagne pourdéterminer des positions géographiques. La carte d’Allemagne est bonne pourles détails; c’est un résultat des malheurs de la guerre, qui ont fait lever Beau-coup de plans dans les différens cantons de ce vaste pays : mais les positionsabsolues des points principaux sont encore mal connues. M. de Zach arépandu en Allemagne l’usage des petits octans à réflexion, avec lesquels onobtient, pour les longitudes et pour les latitudes, une exactitude qui seraitincroyable s’il n’y avait pas des preuves multipliées de cette précision.
On se préparait à lever le royaume de Prusse géométriquement; le baronde Schroeter, ministre d’état à Konigsberg , était le principal moteur de cetteentreprise.
M. Lichtenberg travaillait à une vie de Copernic , plus complète que celleque donna Gassendi .
La Société de Bohème publia des Me'moires intéressans, où l’on voit, entreautres, la pesanteur de l’air, mesurée sur de hautes montagnes par MM. Gira-sek , Haenke, Gruber et Gerstner, avec des balances d’une grande exacti-tude.
A Pétersbourg, l’astronomie parut reprendre quelque activité; il était mêmequestion de bâtir un nouvel observatoire. En attendant, M. Henry, quiétait parti de Manheim le 7 juin 1794 pour aller visiter les observatoiresd’Allemagne , poussa jusqu’à Pétersbourg, et ayant été reçu à l’Académie parla protection de M. Bacounin, il parvint, en 1797, à placer le grand muralet la lunette méridienne dans l’observatoire qui est à la pointe de l’île appe-lée Vasili-Ostrof, dans un des bâtimens de l’Académie , Kunst Kammcr. Cebeau mural de Bird était resté en caisse, et M. Rumousky avait négligé de l’entirer. Le neuvième volume des nouveaux Mémoires était près de paraître.L’impératrice Catherine avait fait venir d’Angleterre un télescope de dix pieds,
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