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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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79 2 HISTOIRE ABRÉGÉE

-et M. Rumousky lui faisait voir les astres à Sarkoe-selo ; il en reçut même, à

cette occasion, une montre à diamans.

Lambassadeur ottoman, Seyd-Ali-Effendi, qui arriva à Paris au mois dejuillet, avait pour premier interprète lAthénien Codrika, qui aime lastronomie ,et qui a donné en grec moderne une traduction des Mondes de Fontenelle , àlaquelle il a joint des notes tirées de nos ouvrages : ce savant espérait porterdans son pays lémulation du nôtre. Beauchamp mavait déjà envoyé des épreuvesde nos tables de logarithmes, imprimées en turc pour lécole dingénieurs établieà Constantinople .

Le C. cn Monneron laîné, retiré à Annonai, sa patrie , ma envoyé un grandnombre de notes intéressantes sur lastronomie de lInde , il a été long-temps; il y a joint une grande carte des constellations des Indiens, dont ila étudié lastronomie, ainsi que Le Gentil et Bailly. II trouve le traité de cedernier au-dessous de la réputation de lauteur. Je lavais trouvé plein deconjectures savantes , mais peu fondées. Bailly s'étonne de lantiquité desconnaissances indiennes, et il me semble quil nen donne aucune preuve con-cluante. Les C. cns de Guignes et Anquetiï mont paru en avoir la même idée.

Lhistoire de lastronomie doit senrichir dun trait qui fait honneur augénéral Bonaparte , ainsi quaux astronomes. La Société italienne, dont lechef-lieu était Vérone , et dont le président est M. Cagnoli, célèbre astro-nome de la même ville , avait des fonds dont la municipalité crut pouvoirdisposer. La maison de M. Cagnoli avait été endommagée par une bombe : ilcrut que nous pouvions contribuer à réparer cet inconvénient ; et avant denous adresser au Gouvernement, dont les dispositions favorables nous étaientcependant connues, je crus pouvoir hasarder une lettre au héros de lItalie et de la France . Je nespérais cependant pas quil eût assez de calme et deloisir pour faire quelque attention à ma prière. Je nen fus que plus charmé derecevoir la lettre suivante : 22 Prairial an V, « Au moment je reçois votre53 lettre, je donne des ordres et je prendrai toutes les mesures nécessaires« pour assurer à la Société de Vérone,la jouissance de ses fonds et lintégrité« de son établissement. Si le célèbre astronome Cagnoli ou quelques-uns» de ses collègues avaient été froissés par des événemens affligeans qui se sont« passés dans cette ville, je les ferais indemniser. Je saisirai toutes les cirçons-« tances pour faire quelque chose qui vous soit agréable, et pour vous con-» vaincre de lestime et de la haute considération que jai pour vous. Avant» de finir, je dois vous remercier de ce que votre lettre me mettra peut-être» à même de réparer un des maux de la guerre, et de protéger des hommes» aussi estimables que les savans de Vérone . «

Dans une autre lettre, il me promet de faire augmenter de 10000 francsle capital de la Société italienne de Vérone, et cela sest effectué. Depuis,il a fait attacher Cagnoli à lobservatoire de Milan , a fait payer ses instru-mens, et la fait nommer député, et ensuite professeur à Modène .

Le général Bonaparte ne sen est pas tenu ; il a voulu donner à lob-servatoire de Milan une pendule meilleure que celles qui sy trouvaient. On a

écrit