D E L’AS TRONOM 1 E.
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écrit à Londres pour avoir une pendule d’Arnold, dont tous les pivots tournent 1 -sur des rubis, où les plans de l’ancre sont en diamans , le compensateur de i 7^7fer et de zinc : elle a coûté 1 10 guinées ou 2800 francs, et c’est un véri-table chef-d’œuvre; elle a été placée en 1802.
Les astronomes de Milan , MM. Oriani, de Cesaris et Reggio , avaientpresque fini la carte de leur pays : le Gouvernement autrichien a emporté leursdessins et leurs planches ; mais il leur reste les matériaux essentiels de cet ou-vrage , et il ne sera pas perdu pour l’astronomie. Ils publièrent leurs Éphémé-rides pour 1797, enrichies d’observations et de mémoires.
M. Piazzi, à Païenne, s’occupait d’un nouveau catalogue d’étoiles qu’ilobserve avec d’excellens instrumens. Il se disposait à mesurer un degré le longde la Sicile; Lenoir a fait à Paris le cercle et la toise dont il devait se servir.
M. Cagnoli envoya au bureau des longitudes une nouvelle méthode pourréduire les distances observées en mer ; méthode simple, avec des tables com-modes, par le moyen desquelles on n’a besoin ni de logarithmes, ni de multi-plications, ni même de distinctions de signes; en sorte que cette méthode luiparaît à la portée des pilotes les moins instruits : mais elle a paru un peu longue.
Le tome VII des Mémoires de la Société italienne, qui parut cette année,contient aussi des recherches trigonométriques de cet habile astronome ; ilcontinue de publier, chaque année, un almanach qui contient successivementdes notions d’astronomie élémentaire, fort utiles pour propager le goût de lascience en Italie .
Le nombre des astronomes est petit, nous n’en connaissons pas cent cin-quante ; cela suffit pour qu’il 11’y ait point d’année où nous n’ayons quelqueperte à déplorer. Nous perdîmes en 1797 M. Strzecki, professeur d’astro-nomie à l’université de Vilna , à qui nous devons beaucoup d’observationsexactes et importantes. 11 y a à Vilna un mural de Bird, de sept pieds etdemi; et j’ai publié dans les Mémoires de 178<5 , des observations de Mer-cure, qui étaient rares et difficiles à avoir. M. Poczobut, qui était premierastronome du roi de Pologne et recteur de l’université de Vilna , a été fortcontrarié pendant la révolution; mais il a été réintégré sous la protection del’empereur de Russie , qui a réuni Vilna à ses vastes états.
J’ai appris avec regret, par Thomas Muir , échappé à sa déportation deBotany-bay , que l’astronome Doves n’est plus à la nouvelle Hollande : c’estune perte pour l’astronomie, à moins qu’il ne porte en Afrique , où il est allé,le même goût pour cette science.
Joseph I oaldo, né, le 11 juillet 1719, à San-Lorenzo dans leVicentin,mourut à Padoue le 18 novembre 1797. En 1762 il fut fait professeur d’astro-nomie à Padoue . Il parvint à avoir en 1774 un observatoire, et en 1778un beau mural de Bird, avec lequel il a fait souvent des observations utiles,aidé de M. Chiminelio , son neveu et son adjoint.
Son Essai météorologique , où il traita de l’influence de la lune sur lessaisons, en 1770, eut de la célébrité. J’en ai parlé fort au long dans leJournal des savans , août 1771. II fut réimprimé en 1781 et en 1797. Son
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