DE L’ASTRONOMIE.
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de Paris , qui, par ce moyen, peuvent comparer leurs pendules et se suppléerquelquefois l’un par l’autre.
Cette utile réunion des astronomes à Gotha aurait dû être plus nombreuse :mais M. Vega m’écrivait de l’Autriche qu’il n’avait pu obtenir la permission devenir au rendez-vous de Gotha; et ce qui était pis encore, il avait été obligé,pour m’écrire , d’envoyer au ministre ma lettre et sa réponse. Cependantl’astronome de Gottingen , quoique sujet du roi d’Angleterre , n’a essuyéaucune difficulté.
Un journal anglais avertissait le duc de Gotha qu’un astronome français pourrait très-bien s’occuper d’autres révolutions que des révolutions célestes;mais je ne me suis pas aperçu que ces menaces aient diminué l’accueil quel’on m’avait fait espérer. Enfin nous nous sommes séparés, bien convaincusde l’utilité de ces conférences, et résolus de les renouveler dès que nous enaurions la possibilité.
Je vis à Strasbourg les premières feuilles d’une nouvelle carte de Suisse ,levée par M. Weiss, à qui M. Tralles avait communiqué ses triangles et sesbases. Cette carte est très-bien gravée, et nous donne une topographie inté-ressante de l’Helvétie.
Je visitai, en passant, l’observatoire de Manheim , qui m’avait procuré tantde plaisir en 1791; mais je trouvai les instrumens encaissés sous des voûtesque les bombes avaient à peine respectées , en attendant la paix, sans laquelleil n’y a point de science et de bonheur. Le ministre d’Arberg, que j’ai sol-licité de seconder le zèle de M. Barry, me témoigna la meilleure volonté;mais elle a été inutile pendant la guerre.
On continuait l’impression de la Mécanique céleste du C. cn La Place , etM. Burckhard la traduisait en allemand .
Les Observations de Bradley , que nous attendions depuis long-temps,parurent enfin cette année ; j’en ai parlé page 642.
Le 1 5 décembre 1797, je demandai au général Bonaparte de procurer unbon quart-de-cercle à l’Observatoire, et le 19 mars 1798 le Gouvernementaccorda 10000 francs pour acquérir le quart-de-cercle mural de 77 pieds ditC. cn Le Monnier. Depuis long-temps nous sollicitions de bons instrumenspour l’Observatoire : Cassini, lorsqu’il était directeur en 1785 , avait obtenudes fonds du baron de Breteuil ; il 11’eut pas le temps d’en faire usage. Lors-que je fus directeur, en 1795 , je renouvelai mes instances, et le bureau deslongitudes est enfin parvenu à obtenir, pour le plus bel observatoire de l’uni-vers ( 1 ) , un instrument qui fût digne de la France . Il y a fait faire unelunette acromatique ; mais cela ne suffisait pas : il a demandé des fonds pourplacer ces instrumens, et il les a obtenus.
Le 20 juin [12 messidor] , l’Institut décerna le prix des montres marinespropres à trouver les longitudes en mer, à deux chronomètres du C. cn Louis
(1) On estime un million et demi la construction de l’Observatoire, sans compter lesfondemens et les caves à quatre-vingts pieds de profondeur.
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