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HISTOIRE ABRÉGÉE
. . ■ ' Berthoud, dont le C. en Messier et moi avions suivi la marche pendant six mois.
> 175)8. L’Institut proposa, le 15 nivôse, pour sujet du prix à donner dans deux
ans, la théorie de la comète de 1770 , que l’Académie avait déjà proposée en1 79z. Cette comète n’a pu , jusqu’à présent, être calculée que dans une orbitede cinq ans ; et une révolution si courte paraissait invraisemblable : cependantle résultat a été le même.
Les Mémoires de l’Institut pour l’an IV ont paru; ils contiennent ma der-nière théorie de Mercure, résultat de quarante ans de recherches.
Le bureau des longitudes publia un volume de la Connaissance des tempspour l’an VIII, dont je rédigeai les additions, de même que celles de l’an IX ,dont je parlerai plus loin. Ces deux volumes contiennent une foule de chosesintéressantes ; de nouveaux catalogues d’étgiles ; des tables du mouvementhoraire de la lune , par le C. en Delambre ; des observations de Mercure , parle C. cn Vidal, le grand et étonnant observateur de Mercure, véritable Hermo-phile, à qui nous avons l’obligation de pouvoir dire que les observations deMercure, si rares et si difficiles avant lui, sont actuellement aussi abondantesque celles des autres planètes, et ne laissent plus rien à desirer : il en a fait luiseul plus que tous les autres astronomes de l’univers, anciens et modernes, réu-nis ensemble, et nous pouvons tous nous dispenser de nous en occuper. LeC. cn Vidal doit faire , à cet égard , le désespoir de tous les autres : il a vuMercure à moins de trois quarts de degré du soleil; ce qui n’était jamais arrivé.La beauté du climat, la perfection de ses instrumens, le courage et l’excel-lence de la vue de l’astronome , ont produit ces observations aussi pré-cieuses qu’extraordinaires : il croit que Mercure a une rotation de seizeheures qui le rend quelquefois invisible.
Il parut un mémoire intéressant , accompagné d’une grande carte trigo-noméirique , servant à réduire la distance apparente de la lune au soleil ou àune étoile, en distance vraie , et à résoudre d’autres questions de pilotage ,par J, R, Maingon , lieutenant de frégate. Cette carte ingénieuse et utilepour la marine a été gravée par ordre du ministre , et publiée au Dépôt;elle tient lieu des grandes cartes de Margetts, et donne aux pilotes le moyend’épargner les calculs, en y substituant l’opération du compas.
Les Ephémérides géographiques, entreprises par M. de Zach , à Gotha,au commencement de 1798 , sont un ouvrage bien remarquable et bien utile,puisqu’on y trouve, chaque mois, des observations curieuses, des annoncesde livres et de cartes , des voyages nouveaux , des cartes géographiques,comme celles d’Irlande , d’Afrique, de la mer Noire , lorsque les regards dupublic s’étaient dirigés vers ces pays ; des portraits, comme ceux de Herschel,Delambre , Banks , Mayer , &c. ; enfin tout ce qui peut intéresser les astro-nomes, les géographes et les navigateurs. Une vaste correspondance avec tous lespays, fait que M. de Zach est à portée de mettre en relation mutuelle les sa-vans les plus éloignés les uns des autres. Le seul inconvénient est que la langueallemande n’est pas assez cultivée dans le midi : mais déjà plusieurs astronomescommencent à l’apprendre ; ils auraient de la peine à se passer du livre de