8 i o HISTOIRE ABRÉGÉE
■ — le C/ n Bouvard calcula les éclipses arabes, et ensuite celles des Grecs, et ill 799 ‘ trouva ffifd filait ajouter 3' 13" à l’anomalie, et 8' 30 au mouvement sécu-laire de l’anomalie de la lune ; ajouter une minute au supplément du nœudpour 1790, et diminuer son mouvement séculaire de 2 4 8 •
Le C. en La Place détermina, par la théorie, deux des équations de la lune.
Le 8 mai [ 18 floréal], nous observâmes pour la dix-septième fois le pas-sage de Mercure sur le disque du soleil : c’était le premier qu’on eût observéen entier dans le nœud descendant, et il n’y en aura pas avant trente-deuxans dans ce nœud-là ; aussi tous les astronomes l’attendaient. Il fut observédans toute l’Europe ; et le C. tn Delambre a fait un travail avec de nou-velles formules pour tirer des passages de Mercure toutes les conséquences quien résultent.
Le C. cn Vidal, notre véritable Hermophile, a fait encore à Mirepoix unenouvelle suite d’observations de Mercure dans toutes les parties de son orbite ;en sorte qu’il ne manque plus rien pour cette planète, si difficile à voir dansnos climats. Cet étonnant observateur nous envoya encore les observationsde plus de 1000 étoiles australes, que l’on voit difficilement à Paris , à causede leur peu d’élévation.
Les Ephémérides de Milan pour 1799 nous ont procuré une nouvellesuite d’observations de Mercure par M. de Cesaris , où j’ai eu le plaisir devoir encore que les erreurs de mes tables étaient presque insensibles. J’ai eula même satisfaction pour la digression de Mercure dans son aphélie , le 1 2août : la distance au soleil et l’excentricité de cette planète se sont trouvéesconformes à mes tables, à quelques secondes près.
La conjonction inférieure de Vénus , le 16 octobre 1799) était aussi unphénomène important pour la théorie de cette planète ; elle n’arrive que tousles huit ans dans cette partie de son orbite : elle fut observée avec autantd’assiduité que de succès par les C. cns Le Français et Burckhardt, dans monobservatoire de la maison du Champ-de-Mars. Je l’ai comparée avec cellede 1751 , qui était dans la même position, et pour laquelle j’avais fait unegrande quantité de calculs ; et je n’ai presque rien trouvé à changer dans lesélémens qui ont servi à la construction de mes tables de Vénus , qui sontdans la troisième édition de mon Astronomie, publiée en 179a.
Le 23 novembre, cette belle planète a été éclipsée par la lune; ce phé-nomène aurait attiré tous les yeux, si ce n’eût pas été à quatre heures dumatin. Jupiter , qui n’est pas aussi brillant , faisait un spectacle au Palais-royal le i4 mars 1788 , sur le point d’être éclipsé.
Des observations de Jupiter ont prouvé qu’il y avait environ 30" à ajou-ter aux tables , ce qui fait voir que l’on doit augmenter un peu le moyenmouvement ; et c’est ce que j’avais déjà prouvé en discutant les anciennesobservations rapportées dans l’Almageste de Ptolémée. L’opposition du 16décembre 1799 ma donné 30". Le C. cn Quenot, habile navigateur revenud’Egypte , l’a observée avec un cercle de réflexion qui lui a donné le memerésultat. La latitude s’est aussi trouvée de 15 trop petite , d’où j’ai conclu