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■■ d’observer , dans la rue des Postes , avec un mural de trois pieds, qui est actuel-
l 799 ' Ornent au College de France , et que Fouchy et Godin avaient destiné, dès17-31 , à faire un nouveau catalogue d’étoiles.
Il fut le premier qui donna des élémens du soleil. Dès 1734 il faisait l’équa-tion i® 56' 17”, comme on le voit dans les Mémoires de 1736; et soixanteans d’observations et de recherches de théorie n’ont fait trouver que 37" à enôter. En 1746, il Faisait l’équation i° 55' 30", comme on le voit à la finde ses Institutions; et le C." 1 Delambre ne trouva que 7" de plus.
En 1735 , il présenta à l’Académie des sciences une nouvelle figure dela lune, avec la description de ses taches. Il y fut reçu le 21 avril 1736,à l’âge de vingt ans et demi : c’est encore précisément l’âge que j’avais lors-que , seize ans après, il me procura le même bonheur.
Lorsque Maupertuis eut obtenu du comte de Maurepas d’aller mesurer undegré vers le cercle polaire, il fallait un observateur jeune, ardent et exercé:Le Monnier fut celui que l’on choisit, et aucun des académiciens ne contri-bua plus que lui à cette grande et pénible entreprise.
Dans les Mémoires de 1738 , il remit en honneur la méthode de Flamsteed ;méthode ingénieuse, à laquelle nous devons toute la précision qu’il y a main-tenant dans les tables du soleil et dans les positions des étoiles. La Caille s’enservit également lorsqu’en 174- il forma le même projet. Quoique l’aîné deLe Monnier (étant né le 15 mars 1713)) il n’eut pas l’occasion de commen-cer aussi promptement la révolution dont l’astronomie de France avait besoin,et dont ils s’occupèrent à l’envi pendant vingt ans. En 1738 et 1742, LeMonnier vérifia l’obliquité de l’écliptique.— Mémoires, 17^3. Nous ne trou-vons que 4” de moins, et c’était beaucoup avec un quart-de-cercle de troispieds.
Les premières observations, en 174°» furent faites dans la tour de Pas-cal, qui est de l’ancienne enceinte de Paris , au nord du collège d’Harcourt.En 1 74 2 j le roi lui donna un logement aux Capucins de la rue Saint-Honoré ,qu’il a occupé jusqu’à la révolution , et 011 sont encore ses instrumens. Le15 novembre 1741, il lut, à la rentrée publique, le projet d’un nouveaucatalogue d’étoiles zodiacales (voyelle nouveau Zodiaque, 1755, in-S. 11 ,gravé en 3 1 pages) ; et il présenta à l’Académie une nouvelle carte du Zodiaque .
Il annonçait le projet de faire le catalogue le plus complet des plus petitesétoiles, et il les observait beaucoup , puisque la planète de Iderschel s’y esttrouvée deux fois. Il n’a publié que 565 étoiles; mais 011 en trouvera prodi-gieusement dans ses manuscrits. C’est en attendant ce précieux recueil d’obser-vations que j’engageai d’Agelet à s’en occuper en 1784, et que j’entreprisavec mon neveu Le Français, en 1789, d’observer les plus petites étoiles.
En 1755, il fit graver sa nouvelle carte du Zodiaque , dont nous nousservons encore, plus complète et plus exacte que celle de Senex, où il ajoutaplusieurs étoiles, et où il se proposait d’en ajouter successivement beaucoupplus. La planche est au Dépôt de la Marine. La carte se vend chez Dezauche,rue des Noyers.