DE L’ASTRONOMIE.
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II fut encore le premier qui détermina les changemens des réfactions en ■ . ..
hiver et en été; le premier qui entreprit de corriger les catalogues d’étoiles,et de bien déterminer la hauteur du pôle de Paris .
Sa détermination des principales étoiles, en 1740, m’a servi à calculer lemouvement propre des étoiles , sur lesquelles il me paraît que les détermina-tions de Maskelyne , tirées des observations de Bradley , ne sont pas sansdifficulté , quoiqu’elles aient été accueillies par tous les astronomes sans aucuneespece de doute. — Connaissance des temps y 1 798 , p. 216.
En 1741 , il introduisit en France l’instrument des passages, dont on n’avaitpoint encore fait usage à l’Observatoire, et que Graham , célèbre horlogerde Londres , avait exécuté. Le Monnier en donna la description, en 1741 ,dans son Histoire céleste, ouvrage où il publia les observations faites à Paris de 1666 à 1685 , et qui nous sert encore pour terme de comparaison dansles recherches que nous faisons sur des mouvemens planétaires.
En 1742 , il entreprit de dissiper le préjugé qui régnait encore en France sur les comètes ; il annonça , dans une rentrée publique de l’Académie , quela comète qui paraissait alors avait un mouvement rétrograde. Il publia lapremière traduction de la Cométographie de Ilalley , avec une méthode pourle calcul de l’orbite par trois observations.
La Caille attribue cette méthode à Bradley; mais La Caille n’aimait pasLe Monnier : celui-ci était le premier qui eût employé la nutation dans lestables du soleil , et il se plaignait amèrement de ce que La Caille , en fai-sant la même chose , ne l’avait pas cité.
En 1743 , il fit à Saint-Sulpice une grande et belle méridienne, où ilplaça un objectif de quatre-vingts pieds de foyer, et il ne cessa d’y mar-quer les progrès de l’image solaire pour connaître les petites variations del’obliquité de l’écliptique, soit par la nutation alternative, soit par la dimi-nution annuelle. .
On savait que Saturne devait avoir des inégalités considérables causées parl’attraction de Jupiter : il les détermina en 1746, par un grand travail faitsur les observations de Saturne , calculées avec un soin et une habileté quel’on n’y avait jamais mis ; et l’Académie proposa ces inégalités pour le sujetdu prix de 1748. La pièce d’Euler , qui remporta le prix , justifia le travailde Le Monnier , et le géomètre y faisait usage du travail de l’astronome.
Les Institutions astronomiques, qu’il publia en 1746* ont été long-tempsle seul bon livre d’élémens 011 l’on pût apprendre l’astronomie. Le fondde cet ouvrage était le livre de Keill, imprimé plusieurs fois en Angleterre :mais Le Monnier y ajouta des tables du soleil et de la lune, et tous les résul-tats de l’astronomie la plus nouvelle ; enfin-il y fit tant d’améliorations , qu’onpeut regarder cet ouvrage comme le sien. Je n’aurais pas entrepris d’en don-ner un autre en 17Ô4 > si j e n’eusse vu , par le nombre de mes auditeurs ,qu’un ouvrage plus étendu, et plus moderne encore, était devenu nécessaire.
Le Monnier sentit de bonne heure qu’il avait besoin d’une correspondanceavec les astronomes d’Angleterre , qui travaillaient avec autant de zèle que