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HISTOIRE ABRÉGÉE
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de succès. II transplanta en France leurs méthodes, leurs instrumens, et il futbientôt à portée de les égaler par le nombre et l’importance des observationset des recherches. Il eut en 1743 tut mural de cinq pieds anglais , et en 1752un de huit pieds du célèbre Bird.
En 1748, il voulut faire un voyage en Angleterre, 011 il y avait encoreà apprendre. II alla jusqu’en Ecosse avec Short et lord Maclesfield , pourobserver l'éclipse du 2 5 juillet, qui devait y être presque annulaire , et il yeut le premier la satisfaction de mesurer le diamètre de la lune sur le disquemême du soleil. J’ai fait usage, en 1799 , de ces observations dans un mé-moire lu à l’Institut, 011 j’ai fait voir comment elles décidèrent la questionque La Hire avait élevée, et prouvèrent que la lune ne diminue presque pas degrandeur apparente, quoiqu’elle soit obscurcie par le disque lumineux du soleil.
II voulait aller en Espagne en 1753, pour observer une autre éclipse annu-laire; il préféra d’attendre celle de 1764, qui devait être vue à Paris . Elle n’yfut pas observée à cause du mauvais temps ; mais elle le fut en plusieursendroits.
Depuis 1732 , les géomètres de l’Académie, Maupertuis, Clairaut , avaientcommencé à appliquer la géométrie à l’astronomie : Le Monnier les secon-dait dans sa partie ; il fit ses recherches sur Saturne et la lune. Professeur auCollège de Irance, il expliquait en 1749 la théorie analytique de l’attrac-tion ; et ce fut là que je puisai mes premières connaissances , et que je prisl'exemple que je suivis en 1761 , lorsque je parvins, à mon tour, à profes-ser dans cette célèbre école.
La lune ayant été le principal objet des travaux de Le Monnier , je doissur-tout en parler. Halley avait déjà remarqué que de mauvaises tables de lalune pouvaient être utiles à la navigation, parce que les erreurs redevenaientégales au bout de dix-huit ans, et il entreprit de déterminer les erreurs deses tables.
Mais les observations de Halley, pendant dix-huit ans, de 1722 à 1739,n’étaient pas assez exactes à cause des erreurs dans les positions des étoiles,ni assez nouvelles pour donner exactement les corrections des tables de la lune.
Le Monnier , qui, dès 1733, avait commencé à observer la lune dans la ruedes Postes avec le mural de trois pieds, s’occupa sur-tout, depuis 1 74 1 , avecla plus grande assiduité, à observer la lune pendant la moitié de la secondepériode, et en 1751 il commença à publier des observations d’une périodeentière observée à Paris . L’impression n’a été que jusqu’en 1746; mais il n’apas discontinué pendant cinquante ans ce pénible travail. Ses journaux ma-nuscrits seront un héritage précieux pour l’astronomie.
Le duc de Noaiües, dont il était voisin, le fit connaître au roi, qui enfaisait un cas tout particulier. II fit une méridienne à Bellevue en 1753 ; celalui procura une gratification de 15000 livres, qu’il employa à acheter des ins-trumens : il ne pouvait l’employer d’une manière qui fût plus agréable pour lui.
En 1751, on lui donna un marbre de huit pieds sur six, et quinze poucesd’épaisseur, qu’il fit monter sur un genou de cuivre tourné par Marris, célèbre