HISTOIRE ABRÉGÉE
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_d’Angleterre , qui n’allaient pas à douze pieds. On lui donna l’hôtel de Passy,
I Soo. près du château de la Muette, où il a travaillé jusqu’à sa mort, en 1781.
Le C."’ Rochon lui ayant succédé, fit venir le C. c " Caroché, qui avait déjàdonné des preuves de son habileté : celui-ci retravailla le miroir, et rendit cetélescope aussi bon que ceux de Ilerschel, comme nous nous en sommesassurés, le C. cn Méchain et moi, en 1788.
Le C. cn Janvier, horloger célèbre, a présenté à l’Institut une belle pen-dule , où il a représenté , par des moyens ingénieux et nouveaux , les chosesles plus difficiles à exprimer dans des machines, les nœuds de la lune, la pré-cession des équinoxes, et les deux parties de l’équation du temps. Il vientde présenter encore , depuis peu de temps, une autre machine nouvelle, quirenferme de nouvelles inventions pour les éclipses, les marées, les satellites,les parallaxes annuelles , les mouvemens vrais, et où ces tnouvemens multi-pliés ne sont point au détriment de la force motrice du rouage régulateur.
Le roi d’Angleterre a donné 3000 guinées , ou 75000 francs, à M. Schroe-ter pour ses instrumens, qui seront censés appartenir à l’université de Got-tingen.
M. le duc de Gotha a acquis, pour son bel observatoire , un cercle de troispieds, fait par Troughton, qui rivalise actuellement avec Ramsden : ce cerclecoûte 10000 francs. Il a demandé un grand secteur pour observer au zénith ,un télescope de seize pieds, de M. Schroeter ; il a fait faire à Paris un cerclemultiplicateur. Il a poussé le zèle et la munificence jusqu’à faire faire pourM. Wurm un télescope de sept pieds, afin de le mettre à portée de satisfaireson goût et d’exercer son talent pour l’astronomie. Enfin M. le duc de Gothaa tait venir de Paris un équatorial de Ramsden, dont les cercles ont dix poucesde diamètre, et qui donne la précision de 30" : c’est celui que j’avais fait fairepour Bergeret, et qui fut acquis par Patu de Mello. Celui-ci avait une curio-sité singulière , quoique stérile, d’avoir de beaux instrumens et de bons livres :il avait, entre autres , les observations d’Hévélius, dont il ne resta que quatre-vingt-dix exemplaires, l’édition ayant été brûlée par la méchanceté d’un scé-lérat en 1679. Ce volume a été acquis par le C. cn Labbey , professeur demathématiques à l’école centrale du Panthéon , avec tous les autres ouvragesd’Ilévélius, dont il est digne d’être le possesseur.
Patu de Mello avait deux équatoriaux , de belles lunettes acromatiques ,de belles pendules; mais il ne voulait pas même les laisser, voir , bien loind’en faire usage. II était en celaÇhien différent du président de Saron, quiprêtait avec ptaisir ses plus beaux instrumens, et de Bergeret, qui nous avaitprêté son grand mural pour l’Ecole militaire , 011 il est encore.
Troughton a déjà fait cinquante cercles de réflexion, à l’imitation desnôtres , avec quelques changeinens et corrections 'utiles. Il n’a point cru quela qualité d’Anglais dût l’empêcher de profiter d’une invention qu’on devaitprincipalement à la France . Mais les cercles multiplicateurs ne sont pas encoreadoptés, malgré leur importance et la précision singulière qu’ils procurent.On en trouve même une critique dans le livre de MM. Mudge et Dalby