24
Napoléon, par la grâce de Dieu elles constitutions .empe-reur des Français, roi d’Italie , protecteur de la confédérationdu Rhin, médiateur de la confédération Suisse , etc, etc. etc.
A tous présens et à venir, salut :
Le sénat, après avoir entendu les orateurs dn conseil d’état,a décrété et nous ordonnons ce qui suit :
Extrait des registres du sénat-conservateur, du lundi,
11 Janvier, 1813.
Le sénat-conservateur, réuni au nombre de membres prescritpar l’article 90 de l’acte des constitutions du 13 Décembre,
^Vu'le projet de sénatus-cousulte rédigé en la forme prescritepar l’article 57 de l’acte des constitutions du 4 Août, 1802 ;
Après avoir entendu, sur les motifs dudit projet, les orateursdu conseil d’état et le rapport de la commission spéciale nommédans la séance d’hier ;
L’adoptiort ayant été déhberee au nombre de voix prescritpar l’article 56 de l’acte des constitutions du 4 Août, 1802 ;
Décrète *
Art 1er* Trois cent-cinquante mille hommes sont mis à ladisposition' du ministre de la guerre savoir :
1 °. Cent mille hommes, formant les cent cohortes du premierban de la garde nationale ;
2°. Cent mille hommes des conscriptions de 1809, 1810,1811 et 1812, pris parmi ceux qui n’auront pas été appelés àfaire partie de l’armée active ;
3 °. Cent-cinquante mille hommes de la conscription de 1814.
2 " Eu exécution de l’article précédent, les. cent cohortes du
premier ban cesseront de faire partie de la garde nationale, etferont partie de l’armée active. ^ .
Les hommes qui se sont maries avant la publication du pré-sent sénatus-cousulte, ne pourront être désignés pour fairepartie de la levée prise sur les conscriptions des années 1809,1810, 1811 et 1812. • „
Les cent-cinquante mille hommes de la conscription de 1814seront levées dans le courant de l’année, à l’époque que dési-gnera le ministre de la guerre.
3 Le présent sénatus-consulte sera transmis, par un message,
iS .M.
Le comte de Beaumont, le comte de Lapparent.
Vu et scellé:
Le chancelier au sénat,
* (Signé) Comte Laplace.
« Mandons et ordonnons, qne les présentes, revetus de»