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sceaux de l’état, insérées au bulletin des lois, soient adressées'aux cours, aux tribunaux et aux autorités administratives, pourqu’ils les inscrivent dans leurs registres, les observent et lesfassent observer; et notre grand juge ministre de la justice estchargé d'en surveiller la publication."
Donné en notre palais des Thuileries, le 11 Janvier, 1813.
Par l’empereur,
Le ministre secrétaire d’état, par intérim,
(Signé) Duc de Cadore .Vu par nous, arclii-chancelier de l’empire,
14 Janvier, 1814.
Du 12 Janvier, 1813.
Le conseil et le corps municipal de Paris , assemblés d’aprèsl’autorisation du préfet de la Seine, et sur la demande de plu-sieurs de ses membres ; l’un d’eux, après avoir rappelé les piècesiusérées au Moniteur de ce jour, a dit :
“ Messieurs,
“ Ce que vous venez de lire a excité votre indignation etdéveloppé vos sentimens d’amour pour notre auguste souve-rain, en même tems que le cri de cet honneur national dontParis fut toujours le premier interprète. Vous avez applaudiaurç mesures énergiques que le gouvernement doit à la gloire età la sûreté de ses peuples, à ces mesures qui seules peuveutconquérir la paix. ,
“ Dans une circonstance si imposante, où l’esprit nationaldoit se montrer tout entier, vous avez senti qu’il ne serait pasPermis à la ville de Paris de' rester dans le silence, et vousavez demandé à vous réunir pour exprimer les sentimens dontvous êtes pénétrés.
“ Vous pouvez le dire avec orgueil, Messieurs, votre voixretentit dans tout l’Europe ; elle imprime un caractère ineffa-çable à vosjugemens, soit que vous exaltiez la gloire, soit quevous flétrissiez la lâcheté, soit que vous livrant à des sentimenssacrés qui furent toujours le premier mobile de la Érauce, vousrépandiez dans tous les cœurs cet enthousiasme que vouséprouvez quand il s’agit du véritable honneur.
__ “ Que votre voix retentisse, comme la foudre, contre le mi-sérable qui s’est montré rebelle à son souverain, traître à sougénéral et au cri de l’honneur. Qu’en lui imprimant le cachetde l’infamie dont il restera flétri dans l’histoire, elle préviennetome v. E