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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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sceaux de létat, insérées au bulletin des lois, soient adressées'aux cours, aux tribunaux et aux autorités administratives, pourquils les inscrivent dans leurs registres, les observent et lesfassent observer; et notre grand juge ministre de la justice estchargé d'en surveiller la publication."

Donné en notre palais des Thuileries, le 11 Janvier, 1813.

(Signé) Napoléon .

Par lempereur,

Le ministre secrétaire détat, par intérim,

(Signé) Duc de Cadore .Vu par nous, arclii-chancelier de lempire,

(Signé) Cambacérès .

14 Janvier, 1814.

CORPS MUNICIPAL DE PARIS .

Du 12 Janvier, 1813.

Le conseil et le corps municipal de Paris , assemblés daprèslautorisation du préfet de la Seine, et sur la demande de plu-sieurs de ses membres ; lun deux, après avoir rappelé les piècesiusérées au Moniteur de ce jour, a dit :

Messieurs,

Ce que vous venez de lire a excité votre indignation etdéveloppé vos sentimens damour pour notre auguste souve-rain, en même tems que le cri de cet honneur national dontParis fut toujours le premier interprète. Vous avez applaudiaurç mesures énergiques que le gouvernement doit à la gloire età la sûreté de ses peuples, à ces mesures qui seules peuveutconquérir la paix. ,

Dans une circonstance si imposante, lesprit nationaldoit se montrer tout entier, vous avez senti quil ne serait pasPermis à la ville de Paris de' rester dans le silence, et vousavez demandé à vous réunir pour exprimer les sentimens dontvous êtes pénétrés.

Vous pouvez le dire avec orgueil, Messieurs, votre voixretentit dans tout lEurope ; elle imprime un caractère ineffa-çable à vosjugemens, soit que vous exaltiez la gloire, soit quevous flétrissiez la lâcheté, soit que vous livrant à des sentimenssacrés qui furent toujours le premier mobile de la Érauce, vousrépandiez dans tous les cœurs cet enthousiasme que vouséprouvez quand il sagit du véritable honneur.

__ Que votre voix retentisse, comme la foudre, contre le mi-sérable qui sest montré rebelle à son souverain, traître à sougénéral et au cri de lhonneur. Quen lui imprimant le cachetde linfamie dont il restera flétri dans lhistoire, elle préviennetome v. E