Buch 
5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
26
JPEG-Download
 

26

chez des âmes débiles, et y étouffe une semblable pensée, s’ilen est quelqu’autre où elle puisse naîtie. ,

“ Mais nue cel te même voix ajoute a la noble fierté qui nousanime en rappelant à tous les sujets les devoirs qu’imposent lescirconstances. La gloire où nous sommes parvenus est pournous un sentiment uni à notre existence même; elle fait partiede notre bonheur ; elle assure notre sécurité. Ne faire pour lasoutenir que ce que réclame le devoir et l’obéissance de sujetsfidèles, ce serait trop peu pour les Français .

“ Il faut, Messieurs, que l’ennemi tremble en voyant notreattitude ; qu’il se décourage et sente sa foiblesse ; qu’il recon-naisse que nous avons le sentiment de nos forces, et que cha-cun de scs efforts annoncera un effort plus grand qui doit laterrasser. ■

“ Qu'il entende en frémissant retentir de tous côtes un cri deguerre unanime.

“ Instruits les premiers, et appelés par-là. à donner cettenoble impulsion, quels sacrifices pourraient nous coûter 1 quelcœur ne serait pas jaloux de se montrer reconnaissant ? Oùporterions-nous en effet nos regards que nous ne trouvions desdrapeaux, des trophées, des monumens, signés de nos éclatantesVictoires/ qui ne nous rappellent des merveilles ajoutées à desmerveilles sur les traces du héros magnanime qui nous gouverne?

“ Que l’ennemi du Continent, l’Angleterre, agisse avec per-fidie, qu’elle tâche de retarder sa chute en avilissant son carac-tère * c’est le triste rôle auquel elle est condamnée ; pour nous,il nous suffiit de montrer nos ressources, de développer nos sen-timeus, sûrs de le faire trembler devant cet accord national. Ilétablit’sa confiance sur un défaut de moyens dans nos armées ;Sachons réparer ces pertes. Notre cavalerie a souffert par l’in-tempérie des climats ; offrons à iiotre auguste monarque lafacilité de la recréer. La ville de Paris donnera l’exemple. Ilsera imité par tout l’empire et l’histoire, en lisant avec étonne-ment tant d’événemens remarquables, citera toujours Cette capi-tale comme la première sur le chemin de l’honneur.

« j e demande qu’il soit fait une adresse à S. M. I. ; qu’ellelui soit présentée en corps, et que S. M. soit suppliée d’accepterl’offre d’un nombre de cavaliers armés et équipés, qui sera dé-termine immédiatement, i

« Si ce nombre est de 500, et si cet exemple est, comme jen’en doute pas, imité dans toute la France, dont Paris n’est quela 80e partie, S. M. aura dans peu de semaines 40,000 hommesde cavalarie montés et équipés, prêts à soutenir l’honneur de lanation et la dignité de l’empire.

Tous les membres composant le corps et conseil municipalde la bonne ville de Paris ont unanimement adhéré à ces senti-mens : une adresse a été rédigée, séance tenante, et adoptée paracclamation. ■' •

Suit la teneur de l’adresse.