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chez des âmes débiles, et y étouffe une semblable pensée, s’ilen est quelqu’autre où elle puisse naîtie. ,
“ Mais nue cel te même voix ajoute a la noble fierté qui nousanime en rappelant à tous les sujets les devoirs qu’imposent lescirconstances. La gloire où nous sommes parvenus est pournous un sentiment uni à notre existence même; elle fait partiede notre bonheur ; elle assure notre sécurité. Ne faire pour lasoutenir que ce que réclame le devoir et l’obéissance de sujetsfidèles, ce serait trop peu pour les Français .
“ Il faut, Messieurs, que l’ennemi tremble en voyant notreattitude ; qu’il se décourage et sente sa foiblesse ; qu’il recon-naisse que nous avons le sentiment de nos forces, et que cha-cun de scs efforts annoncera un effort plus grand qui doit laterrasser. ■
“ Qu'il entende en frémissant retentir de tous côtes un cri deguerre unanime.
“ Instruits les premiers, et appelés par-là. à donner cettenoble impulsion, quels sacrifices pourraient nous coûter 1 quelcœur ne serait pas jaloux de se montrer reconnaissant ? Oùporterions-nous en effet nos regards que nous ne trouvions desdrapeaux, des trophées, des monumens, signés de nos éclatantesVictoires/ qui ne nous rappellent des merveilles ajoutées à desmerveilles sur les traces du héros magnanime qui nous gouverne?
“ Que l’ennemi du Continent, l’Angleterre, agisse avec per-fidie, qu’elle tâche de retarder sa chute en avilissant son carac-tère * c’est le triste rôle auquel elle est condamnée ; pour nous,il nous suffiit de montrer nos ressources, de développer nos sen-timeus, sûrs de le faire trembler devant cet accord national. Ilétablit’sa confiance sur un défaut de moyens dans nos armées ;Sachons réparer ces pertes. Notre cavalerie a souffert par l’in-tempérie des climats ; offrons à iiotre auguste monarque lafacilité de la recréer. La ville de Paris donnera l’exemple. Ilsera imité par tout l’empire et l’histoire, en lisant avec étonne-ment tant d’événemens remarquables, citera toujours Cette capi-tale comme la première sur le chemin de l’honneur.
« j e demande qu’il soit fait une adresse à S. M. I. ; qu’ellelui soit présentée en corps, et que S. M. soit suppliée d’accepterl’offre d’un nombre de cavaliers armés et équipés, qui sera dé-termine immédiatement, i
« Si ce nombre est de 500, et si cet exemple est, comme jen’en doute pas, imité dans toute la France , dont Paris n’est quela 80e partie, S. M. aura dans peu de semaines 40,000 hommesde cavalarie montés et équipés, prêts à soutenir l’honneur de lanation et la dignité de l’empire.
Tous les membres composant le corps et conseil municipalde la bonne ville de Paris ont unanimement adhéré à ces senti-mens : une adresse a été rédigée, séance tenante, et adoptée paracclamation. ■' •
Suit la teneur de l’adresse.