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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Ce sentiment l'a conduite à pourvoir, au cas d’absence dede l’empereur appelé au trône, ou du prince appelé à la ré-gence.

Les sections 1ère et 2de du titre VII y pourvoient par laprorogation du pouvoir des ministres, par la formation d’unconseil présidé par le premier en rang des grands dignitaires.

Enfin, pour ne rien omettre, la section Ille, donne le moyende résoudre daus un conseil privé, par la rédaction et la pro-positions d’un sénatus-consulte, toutes les difficultés imprévuesqui peuvent amener des conjonctures extraordinaires et sur lavariété desquelles la peusée n’a pu s’étendre.

Ici finit. Messieurs, ce qui touche directement à la régence, etse présente un ordre d’idées qui s’y rapporte, sans en être ab-lument dépendant.

TITRE IX.

Du sacre et couronnement de l’impératrice.

Appelées désormais au gouvernement de l'empire,, en cas deminorité, les impératrices se trouvent attachées à la France parune sorte d’alliance nouvelle qui se forme au moment où l’em-pereur leur doit un fils, le trône ua héritier» la nation un objetd’amour et d’espoir.

Le*titre IX du sénatus-consulte décerne dès-lors aux impé-ratrices, si l’empereur l’autorise, le droit d être sacrées, cou-ronnées et proclamées pour ainsi dire, habiles à l’exercice de larégence.

Dans cette auguste solennité viendront se confondre, Mes-sieurs, et la puissance des souvenirs, et la grandeur des inté-rêts, et la force des affections, et l’étendue des espérances, etjusqu'à la possibilité des malheurs, et jusqu'à la prévoyance desregrets.

De ce moment, la double adoption de la nation par la souve-raine et de la souveraine par la nation sera consacrée par toutce que la religion a de plus saint, le pouvoir humain de plusauguste, la providence de plus consolant.

Et, pour rendre ptus féconde encore, s’il est possible, cettesource de profondes réflexions et d’émotions touchantes, le der-nier titre du sénatus-consulte promet à la nation de voir, commeà d’autres époques de la monarchie, le prince héréditaire, roide Rome , sacré et couronné sous les auspices de son augustepère, prendre d’avance, envers lui et envers l’état, les saintseiigageinens qu’il est appelé à remplir, et être ainsi plus spéciale-ment désigné à l’amour et au dévouement des Français .

J’en ai dit assez, Messieurs, dans ce court exposé, pour vousfaire apprécier, dans toute son étendue, l’importance de cesénatus-consulte organique, monument nouveau de la constantesollicitude de l'empereur pour la durée de ses institutions, 1»sécurité de ses peuples, la gloire de sa dynastie.