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sous la tutelle de leurs mères. Nous en retrouvons des exem-ples sous Ift’deuxième racé ; 'ils Sont plus fréquens encore sousla troisièmeV et’ëe n>ést'pàs'uniquement le soin lie la personneque l’on confie à la tendresse des mères ; c’est aussi le gou-vernement dé' r Fétaff règiri cûram,' administrât)onem, tnteîam,regimeri hûVëàt, sont les'expressions les plus ordinaires de nosamiientres lois'.'' 'La reine Alix fut deux fois trente sous LouisVII ^on éjloux; et ’sbus Philippb Auguste, 'son fris ; la reineBlaribhe-Ié 'fut deux ftviis : <êgâléineiit, par les., volontés succes-sives'dû' priwüe à qui elle était’ unie, et dé celui à qui elle avaitdonùé’leijôüf, de Louis 1 VI-H et de Louis IX ,
Je ,11’entrerai point ici, Messieurs, dans des détails histo-riques, qW ont été recueillis’ avec soin, et placés; naguères,sous les yeux "dé‘tous les Français . Jet ne m’arrêterai pasmême sur cette reine Blanche, au sujet de laquelle j’aimeraispourtant à rappeler un ; fait; tsop peu connu et bien digne del’être ; c’est que la petite-fille de son illustre fils, de St. Louis,épousa fe tils du premier'empereur dé la maison d’Autriche , etqqc. cette maison, par-là même,- remonte à là plus célèbre detoutes' lés fégentes d.Oni notre histoire ait conservé le souvenir.JéjWô 11 vêj' ! je ; l'avoue, M'es'sièurs, quelque -bonheur à rappelerce fait dans une époque où les 'Français doivent à la petite-fillede Marie-Thérèse le gage de tant d’affections et le modèle de
tamt,Üeiverths;im. '‘ •: ‘
• En- assurant Id régence à l’impératrice dans le cas du décèsde l'empereur, le projet de sénatusoconsulte ne fait , donc quenous ramener à la doctrine ancienne de la monarchie. . Si letrône, comme le disaient nos ancêtres, ne pouvait tomber delance en quenouille , cela n’empêchait point que le gouverne-ment ne fût laissé aux mères jusqu’à ce que la lance pût êtremise dans les mains de celui qui était déjà roi.i Là sourée d’une telle doctrine était dans la nature même.Quel garant plus sûr que l’amour maternel ? le premier bon-heur des mères, leur plus doux devoir, c’est leur fils ; quiveillera mieux à leur conserver un pouvoir fort et respecté ?une autre ambition ne peut les atteindre, et s’il était permis dejoifidre à des motifs tirés de la nature un motif qui appartientplus particulièrement à l’intérêt public, nous dirons que c’estprécisément pàvce qu’elles 11e peuvent arriver à la royauté, dansles-pays où les lois- leur en ferment l'entrée,, que leur régencea tous les avantages sans oftVir-aucun danger. Le plus tendredes sentiine-ns dé la nature tourne alors tout entier au profit del’état. - •
Mais cette juste confiance que la mère du prince doit in-spirer à tous ses sujets, subsistera-t-elle, si, oubliant les devoirsque la malerhité lui donné envers son-fils et que son rang luiimpose envers la nation, elle passe à de secondes nôcesi Nonsans doute ; et si une défense aussi naturelle avait besoin d’être