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seil de gouvernement, sous la présidence du premier des grandsdignitaires de l’empire. Tout se fait au nom de l’empereur,quoiqu’il ne soit pas encore dans ses états. La même proroga-tion a lieu en cas d’absence du régent, et jusqu’à son arrivéesur le territoire français . Si l’empereur ou le régent étant horsde l’empire, et le gouvernement entre les mains du conseil desministres, il s’offrait des questions que le présent sénatus-con-sulte n’aurait pas prévues, ce conseil rédigerait sur elles unprojet qu’il ferait présenter au sénat par deux de ses membres.
Le sacre et le couronnement de l'impératrice et du princeimpérial, roi de Rome , sont l’objet des deux titres suivans. Deslettres-patentes qui vous seront adressées et publiées dans lesformes ordinaires, accorderont cette prérogative à l'impératrice.Le roi de Rome pourra aussi, en sa /qualité d’héritier de l’em-pire, être sacré et couronné du vivant de son père, et, dès cemoment, la date du couronnement de ce prince sera jointe danstoutes les lois à celle de l’avenue de l’empereur. Cette dispo-sition est encore conforme aux ^institutions les plus antiques denotre monarchie. Les fils et les petits-fils de Charlemagne reçurent de leurs pères ce témoignage de confiance et de bonté,et les deux premières siècles de la troisième race en virent autantd’exemples qu’ils eurent des rois. Quel acte en effet peut êtretout-à-la-fois plus auguste et plus touchant! Quel jour quecelui oà, sous les auspices de la religion et de la patrie,- semêlent aux expressions de la recouuoissance d’une générationentière pour des bienfaits déjà reçus, les espérances d'un bon-heur qu’elle pourra transmettre à sa postérité.
Tels sont, Messieurs, les 'principaux objets du sénatus-con-sulte à jamais mémorable dont 1e projet vous est soumis aujour-d’hui. Heureux de pouvoir, comme l’a si bien dit l’orateur duconseil d’état; “ Préparer une telle loi dans le calme de la ré-flexion, dans l’absence de tous les intérêts, dans le silence detoutes les passions, dans l’éloignement de toutes les douleurs !”Heureux aussi, comme magistrats du premier corps de l’empire,de pouvoir admirer et bénir cette prévoyance qui ajoute à lastabilité des constitutions de l’état, par des institutions sages etfortes, qui deviennent un bienfait de plus pour les Français .Les institutions sont les colonnes du pouvoir. C’est par lesinstitutions que le génie des plus grands rois est présent encoreà la postérité la plus reculée : c’est le défaut des institutionsqui peut amener successivement ies efforts de l’ambition, lestroubles civils, et enfin, le plus épouvantable fléau dont la co-lère céleste puisse frapper les hommes, l’anarchie. Charlemagne avait répandu sur la France , pendant près d'un demi-siècle, lagloire'et les bienfaits. A la mort de sou petit-fils, le trônecommence à chanceler ; neuf rois y passent avec une étonnanterapidité. ■’ Ils y montent, ils en descendent, ils y remontent pouréti redescendre encore; des ambitieux s'eu empirent, sous le