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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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15 Février, 1813.

Paris , le 14 Février.

Aujourd’hui, Dimanche, 14 Février, Sa Majesté l’empereur ettoi es) parti à une heure du palais des Thuileries en grand cor** e " e > pour se rendre au palais du corps législatif.

A l’arrivée de S.M., tous les députés se sont levés.

S. M. s’est placée sur son trône.

Les princes grands dignitaires, les ministres, les grands offi-ciers de l’empire et de la couronne, les grands aigles de la lé-gion d’honneur et les officiers qui formaient le cortège de S. M.,0l) t occupé leurs places accoutumées autour du trône : lesPrinces grands-dignitaires à droite et à gauche, suivant leursrangs.

L’empereur étant assis, le grand-maître des cérémonies a prisks ordres de S. M. pour ouvrir la séance.

Le prince vice-grand-électeur, prévenu par le grand-maître,a demandé à S. M. la permission de lui présenter les membres ducorps législatif nouvellement élus, et de les admettre à prêterserment.

L’un des questeurs a fait l'appel nominal, et le serment a étéPrêté.

L’appel étant terminé, l’empereur a prononcé le discourssuivant :

“ Messieurs les députés des départemensau corps législatif,

“ La guerre rallumée dans le nord de l’Europe , offrait uneoccasion favorable aux projets des Anglais sur la péninsule.Us ont fait de grands efforts. Toutes leurs espérances ont étédéçues.Leur armée a échoué devant la citadelle de Bue-

nos, et a dû, après avoir essuyé de grandes pertes, évacuer leterritoire de toutes les Espagnes.

“Je suis moi-même entré en Russie. Les armes françaises °nt été constamment victorieuses aux champs d’Ostrowno, deLolofzk, de Mohilow, de Smolensk , de la Moscowa, de Ma-ioiaroslavvetz. Nulle part les armées russes n’ont pu tenir de-Va nt nos aigles, Moscou est tombé en notre, pouvoir.

“ Lorsque les barrières de la Russie ont été forcées et quel’impuissance de ses armes a été reconnue, un essaim de Tar-tares ont tourné leurs mains parricides contre les plus bellesProvinces de ce vaste empire, qu’ils avaient été appelés à défen-dre. Us ont en peu de semaines, malgré les larmes et le déses-poir des infortunés Moscovites, incendié plus de quatre mille deleurs plus beaux villages, plus de cinquante de leurs plus bellesv >lles, assouvissant ainsi leur ancienne haine, et sous le piétextede retarder notre marche en nous environnant d’un désert. Nousa vons triomphé de tous ces obstacles ! ,L'incendie même detome v. L