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J*aix nous ferait tout perdre, jusqu'à l’espérance, et tout seraitcompromis, même la prospérité de nos neveux !
L’Amérique a recouru aux armes pour faire respecter lasouveraineté de son pavillon. Les vœux du monde l'accom-pagnent dans cette glorieuse lutte. Si elle la termine en obli-geant les ennemis du Continent à reconnaître le principe que lePavillon couvre la marchandise et l’équipage, et que les neutresBe doivent pas être soumis à des blocus sur le papier, le toutConformément aux stipulations du traité d'Utrecht, l’Amérique aura mérité de tous les peuples. La postérité dira que l’ancienmonde avait perdu ses droits, et que le nouveau les a reconquis.
" Mon ministre de l'intérieur vous fera connaître dans l’ex-Posé de la situation de l’empire, l’état prospère de l’agriculture,des manufactures et de notre commerce intérieur, ainsi quel’accroissement toujours constant de notre population. Dansaucun siècle, l’agriculture et les manufactures n’ont été euFrance à un plus haut degré de prospérité.
“ J’ai besoin de grandes ressources pour faire face à toutes le»dépenses qu’exigent les circonstances ; mais moyennant diffé-rentes mesures que vous proposera mon ministre des finances,je ne devrai imposer aucune nouvelle charge à mes peuples.”
Après le discours, la séance terminée, S. M. s’est levée aumilieu des acclamations,
S. M. est retournée au palais des Thuileries avec son cortège,en suivant le même chemin qu’elle avait pris pour se rendre aucorps législatif.
Les salves d’artillerie ont été répétées au départ de S. M. dupalais du corps législatif, et à son arrivée au palais des Thui-leries,
21 Février, 1813.
Lettre de S. M. l’empereur et roi au sénat.
“ Nous avons jugé utile de reconnaître par des récompenseséclatantes les services qui nous ont été rendus, spécialementdans cette dernière campagne, par notre cousin le maréchalduc d’Elchingen .
“ Nous avons pensé d’ailleurs qu’il convenait de consacrer lesouvenir honorable pour nos peuples, de ces grandes circons-tances où nos armées nous ont donné des preuves signalées deleur bravoure et de leur dévouement, et que tout ce qui ten-drait à en perpétuer la mémoire dans la postérité était conformeà la gloire et aux intérêts de notre couronne.
" Nous avons en conséquence érigé en principauté, sous le
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