117
Mais comment concevoir la possibilité d’entasser dans desAisseaux 6'o ou 80 mille enfans ?
Les dépenses qu’il fallait faire pour leur instruction pendantans ; mais surtout la consommation d’hommes devenaient
brayantes.
On prit un terme moyen : on appela à la conscription mari-‘‘me les jeunes gens de 1 6 et 17 ans. On pouvait espérer qu’a-Pfes 4 o U 5 années de navigation, lorsqu’ils seraient parvenus à*%e de 21 ou 22 ans, on aurait des matelots habiles.
Mais comment faire naviguer un si grand nombre de jeunes§ e ûs, lorsque la mer nous était presque partout interdite.
, On construisit des flottilles. Cinq ou six cents bâtimens,bricks, chaloupes cannonières, goélettes naviguèrent sur le Zuy-derzée, l’Escaut, les rades de Boulogne, de Brest et de Toulon ,Protégèrent et alimentèrent notre cabotage.
En même tenis on arma nos escadres dans les ports de Tou lon , de la Charente , de l’Escaut et du Zuyderzée. Les équi-pées toujours consignés à bord, évoluant en présence de l’en-ne nii, ont rempli l’espérance qu’on en avait conçue. Les cons-ens se sont formés. Les jeunes gens de 18 ans, après cinqannées de navigation, ont aujourd’hui atteint leur 23e ou 24eannée, et servent dans les hautes manœuvres avec une agilité et'rtie adresse remarquables ; et nos escadres évoluent avec autantc j e promptitude et de précision qu’à aucune époque de l’histoire< p notre marine.
Depuis cinq ans que ce système a été adopté, 80 mille jeunesSens tirés de la conscription, sont venus ainsi augmenter notreP°pulation maritime.
Il a fallu bien de la constance pour se résoudre à tous less acrifices qu’un pareil système nous a coûtés.
Pendant les premières années, les avaries étaient désespé-râtes, chaque sortie nous coûtait autant qu’un combat ; maisprogressivement les abordages ont cessé, les avaries ont dimi-P|*é, et aujourd’hui nos escadres n’en éprouvent pas plus qu’iln est ordinaire d’en éprouver dans les évolutions maritimes.
Les officiers se forment le ’ coup-d’œil dans les manœuvresNautiques. Ils ne font presque point de sortie qu’ils ne voientIfnnemi. Nous devons reconnaître que nos équipages passantainsi des années sans quitter de bord, comme s’ils étaient enPleine nier, méritent un témoignage éclatant de satisfaction.L est par des exercices qu’ils se forment, sans doute, mais lés•atigues n’en sont pas moins pénibles.
Deux vaisseaux, le Tourvil/e et le Duquesne, stationnés dans
es rades de Brest et de Toulon , offrent une instruction à la-foisPratique et théorique aux jeunes gens destinés à entrer comme°*fieiers dans la marine.
Enfin, sur nos 100 vaisseaux, nous en avons aujourd'hui 6‘5armés, équipés, approvisionnés pour six mois, constamment en