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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Mais comment concevoir la possibilité dentasser dans desAisseaux 6'o ou 80 mille enfans ?

Les dépenses quil fallait faire pour leur instruction pendantans ; mais surtout la consommation dhommes devenaient

brayantes.

On prit un terme moyen : on appela à la conscription mari-me les jeunes gens de 1 6 et 17 ans. On pouvait espérer qua-Pfes 4 o U 5 années de navigation, lorsquils seraient parvenus à*%e de 21 ou 22 ans, on aurait des matelots habiles.

Mais comment faire naviguer un si grand nombre de jeunes§ e ûs, lorsque la mer nous était presque partout interdite.

, On construisit des flottilles. Cinq ou six cents bâtimens,bricks, chaloupes cannonières, goélettes naviguèrent sur le Zuy-derzée, lEscaut, les rades de Boulogne, de Brest et de Toulon ,Protégèrent et alimentèrent notre cabotage.

En même tenis on arma nos escadres dans les ports de Tou­ lon , de la Charente , de lEscaut et du Zuyderzée. Les équi-pées toujours consignés à bord, évoluant en présence de len-ne nii, ont rempli lespérance quon en avait conçue. Les cons-ens se sont formés. Les jeunes gens de 18 ans, après cinqannées de navigation, ont aujourdhui atteint leur 23e ou 24eannée, et servent dans les hautes manœuvres avec une agilité et'rtie adresse remarquables ; et nos escadres évoluent avec autantc j e promptitude et de précision quà aucune époque de lhistoire< p notre marine.

Depuis cinq ans que ce système a été adopté, 80 mille jeunesSens tirés de la conscription, sont venus ainsi augmenter notreP°pulation maritime.

Il a fallu bien de la constance pour se résoudre à tous less acrifices quun pareil système nous a coûtés.

Pendant les premières années, les avaries étaient désespé-râtes, chaque sortie nous coûtait autant quun combat ; maisprogressivement les abordages ont cessé, les avaries ont dimi-P|*é, et aujourdhui nos escadres nen éprouvent pas plus quiln est ordinaire den éprouver dans les évolutions maritimes.

Les officiers se forment le coup-dœil dans les manœuvresNautiques. Ils ne font presque point de sortie quils ne voientIfnnemi. Nous devons reconnaître que nos équipages passantainsi des années sans quitter de bord, comme sils étaient enPleine nier, méritent un témoignage éclatant de satisfaction.L est par des exercices quils se forment, sans doute, mais lésatigues nen sont pas moins pénibles.

Deux vaisseaux, le Tourvil/e et le Duquesne, stationnés dans

es rades de Brest et de Toulon , offrent une instruction à la-foisPratique et théorique aux jeunes gens destinés à entrer comme°*fieiers dans la marine.

Enfin, sur nos 100 vaisseaux, nous en avons aujourd'hui 65armés, équipés, approvisionnés pour six mois, constamment en