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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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partance, appareillant tous les jours et dans une situation tellequ'acun ne sait, au moment on lève lancre, si c'est pour u»exercice ou pour une expédition lointaine.

La conscription maritime produit tous les ans vingt millejeunes gens. Linscription des pêcheurs produit aussi des res-sources importantes.

Enfin, au moment la paix continentale aurait rendu dis-ponible la conscription de tout lempire, nous pourrions, à vo-lonté, accroître la conscription maritime.

Les garnisons des vaisseaux étaient tirées de larmée de terre.

Une partie du canonnage à bord se faisait par le corpsimpérial des canonniers de la marine.

Ladministration de la marine a désiré que lun ou l'autre deces corps fût rendu à larmée de terre, et que le service fût faitpar des marins propres aux manœuvres hautes comme aux ma-nœuvres basses, qui pussent également monter au haut des mâts,faire la manœuvre du canou, et servir comme garnison de vais-seau. Lavantage de ce système était évident ; cétait doublernos gens de mer et nous mettre à même un jour, en envoyantdes hommes de garnison sur nos escadres avec quelques canon-niers, de doubler les équipages. Les circonstances actuellesnous avons à soutenir deux guerres continentales, ont fait ap-précier l'avantage davoir dans larmée 40,000 vieux soldats,propres au service de terre comme au service de mer.

Cest leur changement de destination qui a rendu nécessairelappel de la conscription maritime de 1814.

LAngleterre peut avoir le nombre de vaisseaux et de troupesde terre quelle voudra; elle peut donner à son commerce ladirection qui lui convient ; mais nous prétendons rester dansles mêmes droits. Si elle prétend nous imposer la conditionsecrette de détruire nos escadres, de les réduire à 30 vaisseauxou de souscrire à des traités de commerce non conformes à nos.intérêts, une telle paix ne sera jamais signée par lempereur, nidésirée par aucun Français .

Nous désirons la paix ; mais si nous ne pouvions lavoir quàces conditions, il faudrait bien continuer la guerre, et chaqueannée de guerre nous accroîtrions nos forces navales, sans quela supériorité de lenuemi pût nous en empêcher.

Lannée de terre se compose de la garde impériale, qui com-prend 20 régimens dinfanterie et 44 escadrons ; de 152 régi-mens de ligne et de 37 d'infanterie légère, faisant 189 régimensd'infanterie ou 945 bataillons français ; de 15 régimens dartil-lerie, de 30 bataillons du train ; de 90 régimens de cavalerie, àhuit compagnies chacun ; indépendamment de quatre régimen»suisses, de six régimens étrangers, et de plusieurs bataillon*coloniaux.

Je ne vous parlerai point, Messieurs, dévénemens militaire»ni politiques ; je ne pourrais rien ajouter à ce qui est à votre