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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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ne pas admirer ces efforts généreux qu’aucun intérêt ne peutrallentir 1 Dans cette même année, où des pertes inattendue*semblent ne laisser d’autre soin que celui de les réparer, des va'leurs immenses sont également consacrées à l’industrie inté-rieure, à l’entretien de ce qui est achevé, et à l’exécution de cequi ne l’est pas encore. _

Puissent nos ennemis reconnaître enfin les ressources infinie*;de cet empire, juger de sa grandeur par cette noble émulation,de générosité entre le souverain et les peuples, et en prévoir le*destinées, lorsqu’elles sont remises à, un génie capable d’inspi-rer autant de terreur à ses ennemis que de confiance à ses.peuples ! , i

12 Mars , 1813.

. Paris, le 11 Mars .

CORPS législatif.

Présidence de M. le comte Montesquiou.

Séance'du II Mars,

On introduit MM. les conseillers d’état comtes Mole, Begouen,et baron Louis, chargés par Sa Majesté de pré enter aujour-d’hui au corps législatif un projet de loi sur les finances.

M. le comte Molé , orateur du gouvernement.

Messieurs, ■

Sa Majesté nous a ordonné de vous présenter la loi sur le»finances et le budjet de 1813. .

Toutes les fois que le tableau de nos richesses et de nos res-sources revient sous vos yeux, vous vous attendez à le trouveragrandi ; cette année, votre attente ne sera pas seulement rem-plie, elle sera encore surpassée. Jamais la situation de nosfinances ne fut plus florissante; jamais aucun état n’eut de re-venus aussi considérables qui coûtassent moins aux peuples surlesquels ils sont perçus.

Vous vous souvenez, Messieurs, que la loi du 15 Janvier,1810, ayant soldé les exercices 1806' et 1807, ces exercicescessèrent de figurer dans les comptes du trésor impérial; ainsiles détails que je vais avoir l’honueur de vous présenter devrontsurtout se rapporter aux exercices suivaus; pour rendre leurintelligence plus facile, et pour saisir l’esprit et l'ensemble de*dispositions de la nouvelle loi, il est nécessaire de rappeler ici ceque prescrivait la loi du 15 Juillet, 1811 , pour chaque exercicedepuis 1808 jusqu’à 1812. L’article premier de cette loi affec-tait au solde de l’exercice 1808, 32,744,445 fr., faisant avec740,000,008 portés au titre IV de la loi du 15 Janvier, 181®»