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encore ont déterminé les dépenses auxquelles nous vous propo-sons de pourvoir, les dépenses de la gûerre sont fixes, invaria-bles ; serait-ce sur la solde de nos armées, sur l’entretien de no*places fortes qu’on pourroit faire des économies, dans un mo-ment où l’intérêt de l’état exige que notre prévoyance aille a 11 'delà de nos besoins? Serait-ce sur le service de la marine'Soixante ou quatre-vingt millions seraient bientôt obtenus endésarmant nos flottes ou cessant les travaux de nos ports ; m» lSj’en appelle à vous, Messieurs, quel est le cœur français qui n®demandât plutôt à grands cris de nouveaux sacrifices ? Quell®est la nation qui soutint jamais sans sacrifices nouveaux un®guerre maritime et deux guerres continentales à la fois ? P®semblables conjonctures, Messieurs, nous autorisaient à vous e* 1proposer, et en portant les tarifs à leur maximum, il eût étéfacile de trouver sur l’impôt foncier, sur le sel, une augmenta-tion de 100,000,000.
Mais un secours extraordinaire se présente qui satisfait à I 3fois aux besoins du trésor, dispense la nation de nouveaux effortset fournit l’occasion d’améliorer une partie importante de notresystème administratif.
Il y a Iong-tems qu’on a reconnu l’inconvénient de laisser e°main-morte de grandes propriétés. Cet inconvénient ne peutêtre racheté aux yeux d'un gouvernement éclairé que par d® sconsidérations de haute politique, telles que l’avantage de con-server de grands biens dans de grandes familles, et de constitu® rdans l’état des races qui deviennent à la fois l’appui du trône ®*la meilleure garantie de la liberté du peuple. La plupart de®biens possédés par les communes et les capitaux qu’ils repré-sentent, se trouvaient donc retirés du mouvement et de la ® ,r *eulation générale, sans aucun motif qui pût balancer l’inconvé-nient qui en résultait; partout on se plaignait de la mauvais®administration de ces biens, dont le produit étoit aussi mal connu»qu’il était difficile d’en surveiller l’emploi. Léopold, dont l'ad-ministration en Toscane a obtenu, sous beaucoup de rapport*»de si* justes éloges, avait reconnu l’utilité de cette mesure. **convertit en luoghi ai monte, c’est-à-dire, en rentes sur l’état»les mains-mortes, il ne se proposait pas seulement par là de ren-dre à la circulation, à une industrie plus active, les terres ain* 1possédées ; il avait encore en vue des considérations plus rel®'vées ; il comprit que le premier intérêt d’uu état est d’accroU r ®le nombre des propriétaires ; qu’il y a toujours dans la sociét®une sorte de lutte entre ceux qui possèdent déjà et ceux qui nôpossèdent pas encore, et qu’on ne saurait trop fortifier les p rP 'iniers pour que la société ne soit jamais compromise, et roêB* epour assurer les droits de la liberté de tous.
I.aloiquenous vous présentons ordonne l’aliénation des terre*»maisons et usines possédées par les communes ; l’article 2eepte de la vente, et laisse aux communes les bois, pâtis, p»*