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' ?n ne dégrade autant l’homme à ses propres yeux que le senti-e nt de l’injustice et de l’arbitraire inévitable.
Le premier bienfait du cadastre sera donc d’apprendre àce qu’il doit payer, aussitôt que la loi aura fait connaître. s °mme totale à imposer. Sans doute la mensuration, l'estima-des propriétés sera souvent inexacte ; sans doute une foi*'Xee elle variera; le creusement d’un canal, l’ouverture d’une°ute ; l’augmentation ou la diminution de la population change-nt le S valeurs ; mais ne sera-ce pas avoir beaucoup obtenu/y l: d’approcher le but, s’il est impossible de l’atteindre] La^Partition ne serait-elle pas plus fixe et incomparablement pluspUitable ] Un mauvais cadastre serait encore un grand bien-Quels avantages n’en peut-on pas attendre, lorsque cettaPeration a été méditée et dirigée par un ministre qui a fait des0, Uributions directes l’objet des études de toute sa vie, et qui.'ta confié le détail aux hommes les plus propres à seconder sesMinières. Le cadastre, Messieurs, occasionnera sans doute uner *e dépense ; mais, comme je l’ai dit en commençant, nousev °n$ voir en lui une institution tutélaire, conservatrice de laJj r °Priété, de la vraie liberté, et destinée à devenir l'un des fou-e |®ens de nos constitutions monarchiques.
Tel est, Messieurs, le tableau que nous devons avoir l’hon-„ eu t de vous présenter, et que la France peut offrir avec con-a Oce à ses amis et à ses ennemis.
Légalité des charges, le bon emploi des revenus publics, laPublicité des comptes que. l’on en rend, sont devenus, dans ce^cle éclairé, les premiers besoins des nations ; tel était aussi,Messieurs, l’objet constant des vœux de nos pères. Partout on1 retrouve la preuve dans les cahiers de nos états-généraux ; et( / s parlemens qu’on a accusés, quelquefois avec raison, d’exciter.‘‘Ms la nation une sollicitude prématurée, que demandaient-ilss leurs remontrances les plus hardies, si ce n’est la publicitées comptes des finances de l’état] Vous vous souvenez des■«tisports qui accueillirent, à une époque assez rapprochée dej,° Us > le premier compte de ce genre qui eût été publié enCe " Combien ce compte cependant n’était-il pas incomplet,' , lr; u même informe, en comparaison de ceux que nous vousr n S . er,tons tous les ans !
iSl des comptes tels que ceux-ci eussent été plus tôt et ensuiteinstamment offerts aux Français , quel enthousiasme n’anraient-8 Pas inspiré, et peut-être que de catastrophes auraient-ils pré-vues !
ous qui parlons au nom du gouvernement, nous ne pouvonsen ^ e . demander à vous, Messieurs, à l’Europe , et même à no*; ne m' s > des comptes aussi détaillés, aussi complets furent-ilstais rendus chez aucun peuple ] Nous sommes heureux d«ela' V °' r ren, arquer que le pays où l’administration est la pluslre > est nécessairement celui où les ordonnateurs sont le»Tomb v. S