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plus fidèles, et que cette clarté ne prouve pas moins le bon étatdes finances que la pureté de ceux qui les administrent. S*quelque chose pouvait ajouter à la reconnoissance des Français envers le restaurateur de leur monarchie, ue serait-ce pas cetordre invariable, cette économie sévère portée dans les moin-dres détails 1 Rien n'échappe à sa vigilance, rien de troppetit pour l’occuper, lorsqu’il peut en résulter quelque bien.Nous le voyons, Messieurs, comme Charlemagne , ordonner 1»vente des herbes inutiles de ses jardins, lorsque sa main dis-tribue à ses peuples les richesses des nations vaincues.
Votre réunion, Messieurs, n’aurait-elle pour objet que l’exa-men des comptes que nous avons l’honneur de vous présenter,son importance serait immense. Un code immortel adopté patl’Europe entière, nos cours impériales agrandies et réformées,garantissent la propriété et assureut la bonne administration dela justice. Une assemblée ne saurait s’occuper annuellement deceB grands objets, sans porter atteinte an prestige que les loisreçoivent du tems. Les lois ne sont assez respectées que quandon les croit immuables ; semblables à la nécessité, il faut qu’ony obéisse, parce qu’on sait qu’elles ne changent ni ne fléchissentjamais. 11 n’en est pas de même des revenus publics ; chaqueannée ils peuvent être moins bien administrés, l’administrationpeut s’égarer, se corrompre ; les besoins de l’état varient ainsique ses ressources ; il est donc nécessaire que des députés detoutes les parties de l’empire viennent au moins tous les troisans, recevoir dans cette capitale le compte des revenus publics ;il faut que ces députés puissent redire ensuite aux créanciers del’état, aux pensionnaires qui deviennent aussi ses créanciers, pourdes services rendus, aux capitalistes de toutes les classes, au*propriétaires, à tous les Français , qu’on ne leur demande aucunsacrifice iuutile, et qu’il n’est aucune portion des revenus publie*qui ne reçoive un juste et légitime emploi.
La durée et la force des empires dépendent de la situation deleurs finances, et le maintien de la bonne situation de leursfinances dépend en grande partie des comptes que les ordon-nateurs, responsables, sont obligés de rendre. C’est sur c*principe que repose notre liberté publique, et elle est si forte*nient constituée que, j’ose le dire, le ministre du trésor ne four-nirait aucune somme sans l’ordonnance d’un ministre, fût-c®même sur l’ordre du souverain.
La séparation du domaine de la couronne des revenus ou dodomaine de l’état complette notre système. Il n’est dû et il nepeut être rendu aucun compte des revenus de la couronne ; sondomaine a été reconstitué sur les principes et les bases de cel ulde nos rois.
Enfin, Messieurs, nos charges, sans doute, sont considérable*»mai$ elles le sont bien moins que ne l’étaient celles de la H°‘ r