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delà de ses espérances. Les contributions de guerre frappj^sur le territoire prussien furent réservées comme des indenin'équitables et nécessaires pour les frais de la guerre injuste <1la Prusse avait suscitée.
Les armées de V. M. ne devaient évacuer le territoire cau roi de Prusse qu’après le paiement entier des coutribuW^Cependant, Sire, par la convention conclue à Berlin , te 5 1vembre, 1808, à la suite des conférences d’Erfurt , V. M- f jsentit à faire remise à la Prusse d’une partie de sa dette, eretirer les troupes françaises de son territoire, avant que lesp ameus eussent été accomplis. ,; f
L’alliance de la France avec la Russie semblait devoir g ara 'Lj-la fidélité de la Prusse. V. M. voulut y compter; mais l ablesse, l’indécision habituelles de ce cabinet pouvaient d'un 11ment à l’autre tromper cette confiance. La conduite dePrusse pendant les premières années qui suivirent la p alîlTilsitt fut guidée par des sentimeus bien differetis de ceu* ^la reconnaissance. Loin de remplir ses engagemens,épier les occasions et attendre des chances qui lui perou»*de s’y soustraire. On vit en 1809, des régimens entiers cedà l’influence qu’exerçaient des sociétés secrètes et séditieuse 5 »ranger sous les drapeaux des ennemis de V. M. ; scandale unifldans les fastes du gouvernement. _ . f
En 1811, lorsqu’un changement visible dans les disposd<°^ fde la Russie fit craindre que la guerre ne vint à se ralluH'dans le nord, la Prusse comprit que son sort dépendait ent> ement de sa prévoyance ; que si elle laissait arriver les éve<mens, elle pourrait ne plus être maîtresse de choisir onet qu’il en fallait prendre un pendant qu’elle était encorede faire un choix.—Elle demanda à V. M. la faveur d’être amise dans son alliance. jl
Cette question se présenta avec toute son importance. ^paraissait de la prudence et d’une véritable politique, de P rter des griefs que la Prusse avait donnés contr’elle par 1 ,llC ieCtitude constante de sa conduite, et si la guerre avait ^ eU a ' e rla Russie , de la lui déclarer en même tems, afin de ne pas ' a,sS aJune puissance douteuse derrière soi. La Prusse n’épargu a P ^les sollicitations et les instances. Les démarches qu’elle «Pétersbourg pour tâcher d’influer lorsqu’il en était tems ent°^’sur les déterminations de la Russie , eurent un tel caractèrefranchise, et furent si évidemment dirigées dans le sens de 1 ,nrèt de la France , que V. M. en fut frappée. Elle ne l* a j”j, splus. Elle sauva encore une lois la Prusse en l’admettant dason alliance. . j a
Lorsque V. M. se rendit à Dresde , le roi voulut vel " r ,j ie ,trouver, et là, de vive voix, il réitéra les assurances d’un attacment inviolable au système qu’il avait embrassé. ^
Tant que V, M. fut maîtresse des événemçns, et elle I e