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de manière à se plier à toutes les interprétations qu’on v ^lui donner. Elle annonce le désir de la paix, mais avec ^modifications qui prouvent combien la Russie craint g ; ecompromettre avec l’Angleterre. .On ne sait ce que la ^ ^entend par les garanties de' la paix, à moins qu’on ne P ^qu’elle prélude, par ces mots, à la convention d’un con Sj®°’pè-les principales puissances de l’Europe conviendraient detablissement d’un état de choses permauent et sanctionne F.^chacune d’elles. Au fond, la meilleure garantie de la R 11 *est dans sa position géographique, qui lui permet d’inip r ° \ ^des guerres et de se retirer quand bon lui semble. C’est P‘ u .contre elle que l’Autriche, la Turquie et l’Allemagne ont be s ^d’une garantie, qui se trouvera, soit dans la prépondérancela France , soit dans un accord formel de conserver en coinmles limites qui auront été fixées par le traité. . n
On a prévu ici l’objection que ferait la Russie à l’interven 1amicale d’une puissance actuellement en guerre avec elle»le chevalier de Lebzeltern a été chargé d’y répondre. ”°>j[nous, cette objection est cependant une nouvelle preuve <I Un’existe entre les deux cabinets aucun rapport secret qui p ulfaire suspecter la franchise de l’Autriche . Cette induction e^d’autant plus juste, que, dans la même pièce, la Russie ne sfait aucun scrupule de faire connaître ses liaisons intimes avela Prusse, qu’elle déclare être son alliée, au point que son ǰ nsentement lui paraît nécessaire pour entamer des négociationde paix. Il existait donc dès le 11 Mars (date de la lettre deM. de Nesselrode) un traité formel entre les deux cours ; Çcomme cet aveu n’était nullement nécessaire pour motiver 1réponse évasive de la Russie , il prouve qu’elle aime à se p arerde cette nouvelle alliance comme d’un grand succès. ,
La défection de la Prusse est positivement annoncée p ar ,lettre de M. de Nesselrode, mais elle n’est pas encore constate®par une déclaration publique. M. le comte de Metternicnn’attend que ce moment pour faire à Breslau la même ouver-ture qui a été faite en Angleterre et en Russie . On a ordoim®provisoirement au comte Zichi, ministre d’Autriche, de quitterla cour de Prusse, et l’on a interrompu de même toute com-munication avec la baron de Humboldt, ministre de Prusse »Vienne .
Le comte de Metternich vient de me lire avec la plus grandesatisfaction les dépêches qu’il a reçues de MM. de Bubna et deFloret jusqu’au 9 Mars inclusivement. Ils ont rendu un compt edétaillé des entretiens qu’ils ont eus tant avec S. M. qu’avecV. Ex. et leur résultat a fait ici le plus sensible plaisir.
M. le comte de Narbonne ne manquera pas d’informer V. E X ’des préparatifs que l’on fait ici pour garnir une frontière,beaucoup plus exposée aujourd'hui qu’elle n’était au commen-