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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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attendre l'évacuation de Leipsick, et voir les dernières ti]casser les, ponts avant de se mettre en marche. . _j ( is

Cependant l’ennemi ne tarda pas à apprendre <]U e ( a gta itgrande partie de l’armée avait évacué Leipsick, et qu’il “J * e rp a -qu’une forte arrière-garde. Il attaqua vivement le duc o . ^

rente et le prince Pouiatouski; il fut plusieurs fois repouss . ^

tout en défendant les faubourgs, notre arrière-garde °P® r n0 sretraite. Maie les Saxons restés dans la ville tirèrent surtroupes de dessus les remparts ; ce qui obligea d’accélérertraité et mit un peu de désordre. gseS

L’empereur avait ordonné au génie de pratiquer des fo u “ a j gsous le grand pont qui est entre Leipsick et Lindenau, afin " efaire sauter au dernier moment; de retarder ainsi la marcu e ^l'ennemi, et de laisser le tems aux bagages de filer. Le g^ n .Dulauloy. avait chargé.le colonel Monfort de cette opéra

Çe.cqlonel, au lieu de rester sur les lieux pour la diriger et P

donner le signal, ordonna à un caporal et à 4 sapeurs de ^sauter le pont aussitôt que l’ennemi se présenterait. Le ca P° teB .homme sans, intelligence, et comprenant mal sa mission, en .i|g (dant les premiers coups de fusil tirés des remparts de la. vl j emit le, feu aux fougasses, et fit sauter le pont; une parti e 9l’anuéé était encore de l'autre côté avec un parc de Sü boU cà feu et de quelques centaines de voitures. je

La tète de cette partie de l’armée, qui arrivait au p nn ’ cr jvoyant sauter, crut qu’il était au pouvoir de l’ennemi. C»d’épouvante se propagea de rang en rang ; I/ennemi est surderrières, et les ponts sont , coupés ! Ces malheureux se dé b ^dèrent et cherchèrent à se sauver. Le duc de Tarente P assa ;rivière à la nage.; le comte Lauriston, moins heureux, se «njle prinçe Pouiatouski, monté sur un cheval fougueux, *’ gt redans l’eau et n’a plus reparu. L’empereur n’apprit ce dés»® gque lorsqu’il n’était plus tems d’y remédier ; aucun remède sn'eût été possible. Le colonel Monfort et le caporal de sa P csgutitraduits.à un conseil de guerre. i

On ne peut encore évaluer les pertes occasionnées par ceheureux événement; mais on les porte, par approxim» ^à, 12,800 hommes, et à plusieurs centaines de voitures. L eS jgssordresqu il a portés dans l’armée ont changé la situationchoses ; l’armée française victorieuse arriva à Erfurt corn 11 ^arriverait une armée battue. Il est impossible de peindre l eS {egretsque l’armée a donnés au prince Pouiatouski, au ^Lguriston et à tous les braves qui ont péri par la suite ofuneste événement. g ’jl

On n'a pas de nouvelles du général lleynier ; on >g”° ( j 0 „.a été pris.ou tué. On se figurera facilement la profonde gleur.de l’empereur, qui voit, par un oubli de ses p rUttedispositions, s’évauouir les résultats de tant de fatigue 8 etravaux.