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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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I' s nommes passionnés qui en appelaient aux armes et à la^° rce » au lieu d’en appeler à la justice et à la raison ; des,?"imes décidés d’avance à ne rien discuter, et prétendant àc !er une capitulation au lieu de débattre un traité.

I ‘ Ils comptaient dès-lors sur les défections, que nous laissonsj. * équitable postérité, à l’histoire impartiale, le soin de quali-i.® r ! ils se reposaient sur ces violations de traités que l’or deAngleterre avait payés d’avance, que les menaces avaient pré-P^ées, que la crainte avait promises, que la faiblesse laissait^Pérer. Ils n’étaient pas encore arrivés devant les murs deoù ils ont peu après éprouvé de si éclatans revers, etqe jà ils voulaient dicter des lois.

. “ Que feraient-ils s’ils avaient franchi le Rhin ou l’Escaut,•® s Alpes ou les Pyrénées ! Je ne demande pas quelle justice,■I® demande quel ménagement la France en pourrait attendre ;lüel repos l’Europe en pourrait espérer.

“ La réponse, Messieurs, est dans les documens de l’histoire., “ A la fin du règne de Louis XV, l’Europe croyait avoir une. élance, les couronnes une garantie, la civilisation un boulevard,e Irône de Pologne existait.

“ Une coalition impie se forma. Un triumvirat de rois osa8 ® confier son ambition, en désigner la victime, marquer chaqueP®rt dans la proie commune ; et la Pologne , d’abord démeni-® f ée, disparut entièrement, quelques lustres après, du nombre

’k* couronnes européennes.

“ Quels amers regrets n’a pas éprouvés, quels honteux re-proches n’a pas essuyés la France dont la faiblesse souffrit cet'‘l tentât politique qui a amené depuis des résultats si grands, siremarquables.

“ Eh bien! Messieurs, ma question est répondue par ces re-proches, par ces regrets.

“ La Pologne avilie, partagée, détruite, opprimée, est une’eçon terrible et vivante pour la France , menacée par les mêmesPuissances qui se sont disputé les lambeaux de la monarchiePolonaise .

“ Les mânes des Poniatouski, les mânes du dernier roi desPolonais, si misérablement jeté loin du trône, les mânes du der-j"er général des Polonais, si glorieusement enseveli sous desla <iriers, vous disent à quels ennemis nous avons à faire, etrjoels sont les moyens d’en obtenir la paix que nous voulons,

le repos que désire l’Europe .

“ C’est de repousser loin de l’empire cette ligue qui en me-hace les frontières.

“ Si les armées coalisées pouvaient pénétrer ou s’établir en-^ e Ça des Pyrénées, des Alpes ou du Rhin , je jour de la paix nePourrait luire pour la France . Il ne peut s’élever pour nous'lu autant que nous aurons éloigné et rejeté l’ennemi loin de^°tre territoire.