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le comte Regnaud de Saint-Jean-d’Angely :—Messieurs,° s les deux dernières campagnes, sans avoir été abandonnésla victoire, nous avons été trahis par la fortune,q , la première, un de ces hivers qui n’attristent la nature! Une fois par siècle ; à la seconde un abandon, des défectionst J 1 * l’histoire offre peu d’exemples, ont rendu stériles les pluse ' d lans succès.
p,peureusement, Messieurs, la nation, qui avait joui de la pros-
^ - sans ivresse, a soutenu le malheur sans découragement ;
^ après avoir généreusement, dans les guerres précédentes,p te ndu le territoire de nos alliés des maux de la guerre, nousUs sommes préparés courageusement à en préserver le nôtre.. Appelés près du trône dans des circonstances graves, l’em-iy re ur vient vous associer, Messieurs, aux intentions de sa po-'Que, comme aux efforts de son administration.ç J’ai dit les intentions et non pas les secrets de sa politique; etP effet cette politique a toujours été la défense et l’indépen-de l’honneur, de l’industrie et du commerce de la France de ses alliés.
f "lais les nations comme les gouvernemens, frappés vivement,lapinent préoccupés des événemens les plus récens, oublient® événemens plus éloignés, gardent mal la mémoire des causesj. e,) iières, et perdent de vue les anneaux de cette chaîne histo-1 u e qui rattache le passé au présent.c A Dieu ne plaise, Messieurs, que je retrace ici aujourd’hui au-"s souvenirs propres à aigrir aucuns esprits, à rechauffer aucuns?Sse utimens.
a ne reporte ma pensée, je lôappelle la vôtre sur le passél |,e parce que dans chacune des pages qui en ont conservé le- avenir, ou peut reconnaître avec certitude quels ont été les° v ocateurs de la guerre.
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^ guerre existe en Europe depuis vingt ans ; la dernière se‘ache à la première, et est la conséquence de son principe.
( | e ^our voir à qui doivent être imputés les malheurs et la duréeh , Cet te guerre, il suffit de remonter à son origine, et de rap-(|. er ffue les intervalles de paix, ou plutôt les courtes trêvest r ant lesquelles les peuples ont respiré, sont dus à cettef anc e .
f d’agression n’est venue de la France , ni en 1792 quand ellet 1 envahie ; ni en l’an 7, quand le traité de Campo-Formio fut^"’pu; ni en l’an 8, quand les Russes vinrent à travers l’Alle-t^ ne ct l’Italie menacer nos frontières ; ni en l’an 10, quand led’Amiens fut violé; ni à l’époque de l’invasion de la Ba-0 ^ le > quand la paix de Lunéville fut méconnue ; ni à l’époqueH, e traité de Presbourgfut mis en oubli ; ni quand les engage-nt a* Tilsitt furent abandonnés ; ni quand les traités de VienneParis furent déchirés.
^ n’est-ce pas la France , au contraire, qui, victorieuse etÏ0 ME y. C C c c