620
de bayonnetle. Le général Forestier a été grièvement blessé»Notre perte dans ces deux journées peut s’évaluer de 2 à 300hommes tués ou blessés. Celle de l’ennemi est au moins dudouble.
Une division tirée du corps d’armée ennemie qui observeThionville et Luxembourg et forte de 12 bataillons, s’est port ee' sur Vitry . L’ennemi a voulu entrer dans cette ville que I e 8 e ’uéral Montmarie et les habitans ont défendue, Il a jeté 611vain des obus pour intimider les habitans ; il a été repu à coup sde canon et repoussé à une lieue et demie. Le duc de Tare» tearrivait à Châlons et marchait sur cette division.
■ Le 4 au matin, le comte de Stadion, le comte Razurnowsld»lord Castlereagh et le baron de Humboldt sont arrivés à Ch“'tillon-sur-Seine où était déjà le duc de Vicence . Les premiè reSvisites ont été faites de part et d’autre, et le soir du même j°’ ilfla première conférence des plénipotentiaires devait avoir lieu.
9 Février, 1814.
Châtillon-sur-Seine, le 6 Février.
Hier, le duc de Vicence a donné à dîner au lord Castlereagh»ministre des affaires étrangères d’Angleterre ; à lord Cathcad»au lord Aberdeen, plénipotentiaires au congrès pour l'Augé'terre ; au comte de Stadion, plénipotentiaire pour l’Autriche >au comte Rasumoivski, plénipotentiaire pour la Russie , et aUbaron de Humboldt, plénipotentiaire pour la Prusse. Les i ,e 'gociations paraissent marcher avec activité.
Du 7 Février.
Hier, les membres du congrès ont dîné chez lord Castlereagh-On a remarqué qu’il régnait les meilleures formes entre tous 1 £Sambassadeurs, et surtout entre ceux de France et d’Angleterre?qui sont pleins d’attentions l’un pour l’autre.
12 Février, 1814.
S. M. l’impératrice-reine et régente a reçu aujourd'hui l eSnouvelles suivantes de l’armée :
L’empereur a attaqué, hier, à Champaubat, l’ennemi fort de13 régimens et ayant 40 pièces de canon ; le général eu cherOusouwieff a été pris avec tous ses généraux, tous ses colonels»officiers, canons, caissons et bagages. On avait fait 6009 pr*'sonniers ; le reste avait été jette dans un étang ou tué sur lechamp de bataille. L’empereur suit vivement le général Saekeu,qui se trouve séparé d’avec le général Blucher.