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Tome troisième.
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CHAPITRE I.

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qui allait être la guerre civile. Cartel est lorgueil crueldes grands, qu'il faut que les malheurs mêmes du peupleservent à leurs amusements sacrilèges !

On connaît l'histoire de la Vendée sous la République ;on sait de quels prodiges furent capables, soutenus parla foi et l'amour, les soldats-paysans de Cathelineau , de LaRochejacquelein et de Lescure. Cétait naturellement verscette contrée, si célèbre dans les fastes des dévoûmentsroyalistes, que devaient se tourner les regards de ceuxqui sapprêtaient à tenter le sort des armes.

Les départements de lOuest, Bretagne et Vendée , réu-nissent en effet toutes les conditions géographiques de laguerre civile. Le pays est coupé de chemins de traverseet de sentiers des soldats ne sauraient ségarer sanspérir. Les routes sont encaissées entre des talus couron-nés de haies derrière lesquelles accourent aux jours detrouble, une foule dennemis invisibles, silencieux, inévi-tables. Le sol, inégal et agreste, y ménage à une bandede partisans déterminés des ressources innombrables. Ici,ce sont des bois;, plus près de la mer, des canaux etdes marécages dissimulés par d'épaisses touffes d'ajoncs ;ailleurs, d'immenses plaines couvertes de genêts presque àhauteur dhomme. Les clôtures qui, à des distances rap-prochées, séparent les métairies, ne présentent c[uune issuemasquée soigneusement, et dont les habitants connaissentseuls la place ; ce qui leur offre un moyen facile de fondreà l'improviste sur leurs ennemis, de les accabler et de dis-paraître.

Voilà quel pays la Convention avait eu à soumettre. 11était habité alors par des hommes simples, énergiques etpieux, vivant du produit de leurs troupeaux. Ce produit,