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Tome troisième.
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CHAPITRE m.

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lioration des peuples, prêchant même le mépris de la chair,et ne contribuant au soulagement de la classe la plusnombreuse et la plus pauvre que par ces mots : « La souf-france est sainte » mots qui versent dans l’existence la plustourmentée toutes les joies de l’espérance, et qui consolentles damnés de la terre, en leur montrant le ciel.

C'était beaucoup, cependant, que cette influence dupouvoir spirituel, même restreinte à cette utilité indirecte;ce fut assez tant que le pouvoir temporel ne se déployaque par la conquête et par la guerre. Mais le jour vint oùl’activité du pouvoir temporel, au lieu de se développerexclusivement par la guerre, se développa par l’industrie.Et ce jour là, l’Église fut naturellement ébranlée jusquedans ses fondements. Car il fallait une science particulièreà l’industrie. Et qu’arriva-t-il? qu’un laïque, Képler,prépara Newton-, qu’un laïque, Guttemberg, inventa l'im-primerie; que des laïques, les Médicîs, frayèrent au com-merce des voies nouvelles ; que le progrès des mathéma-tiques, de la physique, de la physiologie, de l’astronomie,furent dus en partie à des laïques. Il y eut donc à côté dela science théologîque ou sacrée une science pratique ouprofane; il s’éleva en face du pouvoir spirituel exercé parl’Église un autre pouvoir spirituel exercé par l’État. Unpoids nouveau tombait dans un des plateaux de cettegrande balance suspendue pendant toutle cours du moyen-âge entre le Pape et l’Empereur : ce fut du côté de l’Em-pereur qu’elle pencha. Luther parut, l’ancien pouvoirspirituel fut à peu près dissous.

Le Pape, en effet, devenait hérétique, du moment que,dans la voie qui conduit à l’amélioration du sort de laclasse la plus nombreuse, il se trouvait dépassé par le