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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

Pour ce qui est de l'ordre des sentiments , ils remarquè-rent que l'humanité allait, dans l'histoire, de la haine àl’amour et de l’antagonisme à l’association. Le vaincu ,en ell’et, n'avait-il pas commencé par être exterminé parle vainqueur ? Le vainqueur , plus tard , ne s’était-il pascontenté de réduire le vaincu en esclavage? Le serf n’a-vait-il pas succédé à l'esclave, et l'homme libre au serf?D’un autre côté, la famille avait grandi jusqu'à la cité, lacité jusqu'au royaume, le royaume jusqu’à la fédération,si bien que, de progrès en progrès, un grand nombre depeuples s'étaient unis sous la loi du catholicisme. L’hu-manité marchait donc vers le principe de l’associationuniverselle, fondée sur l’amour. >

Etudiée au point de vue des faits qui concernent lascience , l'histoire n'offrait pas des enseignements moinsprécieux. La civilisation, en se développant, n'avait pascessé d'accroître l'importance de l’homme intelligent, audétriment de l'homme fort. Et quelle magnifique leçondonnée au monde que le spectacle de l'Eglise organiséeautrement que l'Etat! Ici, un pouvoir spirituel se faisantaccepter par le raisonnement et basé sur le mérite; là,un pouvoir temporel s’imposant par la conquête et basésur la naissance. Par qui aurait été représenté dans lemoyen-âge le principe de l'hérédité ? Par l'Empereur. Etle principe contraire ? Par le Pape. Or, jusqu'à Léon X quis'entoura d’une cour comme un prince temporel, quivendit les indulgences pour payer les frais de toilette desa sœur, qui se transforma eu César, laquelle de ces deuxPuissances , l'Eglise et l'État, éclipsa et domina l’autre ?X'y avait-il aucune conclusion profonde à tirer de l’exem-ple du moine élu , sortant de l’obscurité de son cloître