CHAPITRE III.
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pour monter sur le trône pontifical, et, le lendemain,donnant à baiser au plus fier d’entre les souverains héré-ditaires, la poussière de ses sandales? L’humanité mar-chait donc vers une organisation dans laquelle on don-nerait à chacun suivant sa capacité, et à chaque capacitésuivant ses œuvres.
En ce qui touche à l 'industrie, la loi du progrès étaitmanifeste. Les habitudes industrielles n’avaient cessé degagner du terrain, et les habitudes guerrières d’en per-dre. Après s'être armé pour ravager des provinces, ons’était armé pour établir des comptoirs. Si la guerren’était pas encore bannie de l'histoire, le but du moinsn’en était plus le même. Les conquêtes de Rome avaientfait place aux conquêtes de l'Angleterre. Les soldats recu-laient de jour en jour devant les marchands. Et Napoléon lui-même, l'homme des batailles, Napoléon avait donné lecommerce et la paix pour but à l’ambition de ses armées.Donc l'humanité marchait vers l’organisation de l'in-dustrie.
Comme conséquences de ces investigations historiques,on trouvait ces trois formules :
Association universelle fondée sur l’amour; et, par con-séquent, plus de concurrence.
A chacun suivant sa capacité, à chaque capacité sui-vant ses œuvres; et, par conséquent, plusd’héritage.
Organisation de l'industrie; et, par conséquent, plusde guerre.
De semblables doctrines tendaient à ébranler tout l’or-dre social existant. On s’en émut. Elles manquaient pour-tant de logique, de grandeur et d’audare.
En prêchant l'association universelle des hommes, fon-