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Tome troisième.
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CHAPITRE III.

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aboli? iVavait-on pas fait ensuite justice du servage quin’était que la propriété de l'homme par l’homme modi-fiée? Aux droits deprimogéniture et de substitution, limiteassignée au droit de transmettre, n'avait-on pas substituéle partage égal entre les enfants, autre limite assignée aumême droit ! La nature du droit de propriété, son carac-tère, son étendue, ses effets, tout cela était donc soumisaux volontés du législateur, à l’empire des mouvementsgénéraux qui emportent les sociétés, et il né s’agissaitplus que de descendre jusqu’au bout la pente où lessociétés avaient été manifestement placées par l'histoire.Si on admettait la loi du progrès, il fallait bien admettrecomme corollaire, le perfectionnement graduel de l’in-dustrie. Dès-lors, toute la question se réduisait à savoirs’il est, oui ou non, de l’intérêt de l'industrie que leloyer des terres et des instruments de travail coûte moinscher de jour en jour. Mais la question pouvait-elle pa-raître douteuse? Que les oisifs désirassent la baisse dessalaires et la hausse de l'intérêt, des loyers, des fermages,c’était tout simple, mais les travailleurs devaient préci-sément désirer le contraire. Le développement du travailentraînait donc la baisse continue de l’intérêt, des loyers,des fermages. Cela posé, les saint-simoniens se deman-daient ce que feraient les propriétaires quand la baisseserait devenue telle, qu'il ne leur serait plus loisible devivre uniquement de l’intérêt, du loyer, des fermages?Force leur serait de travailler. Mais le propriétaire-travail-leur venant à mourir, le fils pourrait bien n’avoir ni lesmêmes goûts, ni la même aptitude que le père. L’artiste,par exemple, fils d’un propriétaire-cultivateur, et mis dansl'impossibilité de vivre de la rente des terres patrimoniales,