CHAPITRE III.
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ration. Abel Transonse plaint avec tristesse de l’abus quele Père-Suprême a cru devoir faire, dans l’intérêt de ladoctrine, des confessions particulières qu’il a eu la puis-sance de provoquer. « Le Père Enfantin , s’écrie à son tour« M. Reynaud, croit évidemment que la femme viendra« légitimer ce qu’il a le premier annoncé, et c’est pourquoi« il marche la tête levée. Moi, j’ai foi que la femme lui« écrasera la tête, mais il faut attendre que la femme se
« lève. Nous avons amené des hommes à la doc-
« trine; c’est une responsabilité énorme pour nous. Je« crains l’influence du Père Enfantin sur ces hommes, je« resterai à côté de lui, pour le leur montrer tel qu’il« est. » C’était l’attaque la plus rude qui, jusque-là, eûtété dirigée contre Enfantin. « Reynaud, répondit-il sans« s’émouvoir, Reynaud lui seul conçoit la mission de« haut protestantisme. 11 me sait grand, il me voit grand;« il veut protester là où l’on doit protester, à côté. C’est« là que Bazard devrait être, au-dessus de Reynaud. »À ces mots succède un échange de paroles amères entreceux qui attaquent les idées d’Enfantin et ceux qui les dé-fendent. Une dame faisant partie delà famille, ayant ditqu’elle repoussait comme immorales les idées émises parEnfantin : oui, oui! crièrent plusieurs femmes du haut destribunes. M.Fournel se prononce contre le Père-Suprême :
« Votre doctrine, dit M. Carnot, est la réglementation de« l'adultère. « Le vice est réhabilité », ajoute M. Dugied.De leur côté, les partisans d'Enfantin s’attachent à ré-pondre à toutes les attaques. M. Michel Chevalier s’étonneque, des abus qui ont pu se glisser dans le gouvernementsaint-simonien, on vienne conclure à une séparation.M. Duveyrier exprime la conviction que pas un des actes