CHAPITRE IV.
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au dénoùment de cette lutte judiciaire. Jamais procès n'ex-cita une curiosité plus inquiète, ne souleva plus de pas-sions, n’introduisit plus avant dans les mystères et lessouillures de la vie des princes, la foule, toujours avide descandale. Alors fut à demi tiré le voile qui couvrait desdétails hideux. Dans une plaidoirie, remplie de faits accu-sateurs, M e Ilennequin déroula le tableau des violences etdes artifices qui avaient empoisonné les derniers jours duduc de Bourbon et vaincu sa faiblesse. 11 trouva dans lessentiments bien connus du malheureux prince, rappro-chés de la teneur du testament, les preuves de la captation ;et dans l’impossibilité du suicide, celles de l’assassinat.11 n’hésita pas devant le respect dû à certains noms; ilappela les investigations de tous sur des questions brû-lantes; il fût éloquent, et, dans sa modération, implacable.Bientôt le peuple, avec son impétuosité ordinaire, nechercha plus qu'un crime dans la fin de ce Condé dont onvenait se disputer devant lui les dépouilles sanglantes.M e Ilennequin reçut, à cette époque, d'hommes qui luiétaient parfaitement inconnus, une quantité innombrablede lettres. Les uns lui écrivaient pour lui soumettre quel-que argument nouveau; les autres, pour lui reprocherquelque circonstance importante, oubliée ou affaiblie;tous, pour le féliciter et l’encourager. M° Lavaux, avocatde la baronne de Feuchères, et M e Dupin jeune, avocat duduc d’Aumale, déployèrent tous deux un grand talentdans la défense. Mais on remarqua, malheureusement,qu'à des faits précis et articulés avec netteté, ils répon-daient, tantôt par des explications tortueuses, tantôt pardes récriminations vagues, d'où ils ne surent pas toujoursbannir l'injure; et l'on se tint en garde contre l'habiletém.
VJ