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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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nos déclarations, avait envahi l'Italie , et comment la Ro-magne était retombée sous le joug de la Cour de Rome.La douleur des Italiens s’était d’abord renfermée dans unmorne silence. Mais la révolte était dans les cœurs, et lepremier cri de guerre, parti de Bologne , pouvait replon-ger la diplomatie dans les embarras d’où elle n’était sortiequ’avec tant de peine. Pour assurer la tranquillité dansles États du Pape, les grandes Puissances comprirent qu’ilétait indispensable de céder, dans une certaine mesure,aux justes désirs des populations.

Rien de plus triste, en effet, que la situation de l'Italiecentrale à cette époque : une théocratie non soutenue parla foi et réduite à s’imposer par la force; l’autorité auxmains de prélats ignorants, corrompus, et ne se croyantpas môme tenus à ce genre d’hypocrisie qui est la pudeurdu vice ; nulle stabilité dans les lois ; le trésor public enquelque sorte au pillage; les impôts ou changés ou accrusselon le caprice du souverain ; les honneurs refusés à lascience; le génie industriel privé d’excitations et d’ali-ment; nul respect pour la liberté de l’esprit, pour la di-gnité de l'homme : pas de vie publique, en un mot.

Dans cet état de choses, les cinq grandes Puissances,sur l’invitation de la France et de l’Autriche , avaient crudevoir interposer entre le Pape et ses sujets leur média-tion pacifique. Par une note en date du 21 mai 1831,elles avaient fait connaître au Saint-Siège que le meilleurmoyen de rétablir la tranquillité en Italie et d'épargnerà l’Europe le danger de commotions nouvelles, était d’in-troduire dans les États-Romains quelques-unes des ré-formes si impatiemment attendues. Que le principe del’élection populaire fût admis comme base des assemblées