CHAPITRE IV.
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autres abus, les empiétements du tribunal ecclésiastiquesur le tribunal civil, sanctifiaient tous les privilèges destribunaux ecclésiastiques, établissaient par dispositionspéciale qu’à égalité de délit les prêtres devaient êtrecondamnés à une peine moins forte, conservaient enfincette ancienne et sauvage tyrannie : le tribunal de l'in-quisition.
Toutefois, l’ordre, maintenu sévèrement par la gardecivique, n'avait pas encore été troublé, lorsqu’on appritque des troupes soldées se mettaient en mouvement pouroccuper les provinces. Ces troupes se composaient engrande partie de brigands réunis aux environs de Rome.La nouvelle de leur entrée à Rimini et des excès auxquelsils s’v étaient livrés ne tarda pas à se répandre. On par-lait en même temps d’une conspiration ourdie par desprêtres et ayant pour but le meurtre des principaux chefsdu parti libéral. Frappé à la fois de colère et de frayeur,le peuple prit les armes, tandis que des députés partaientde Rologne en toute hâte pour aller demander au pape laretraite des soldats.
Lesdéputés furent d'abord accueillis favorablement, etleur retour ranima l’espoir dans famé des malheureuxItaliens. Des pétitions circulèrent, signées par les hommesles plus recommandables, et signalant les abus des nou-veaux règlements, dont l’exécution fut conséquemmentsuspendue par les autorités de chaque légation. D'unautre côté, le cardinal Bernetti avait écrit que des députésseraient admis à exposer les vœux des populations; et lesprolégats de Bologne, de Ravenne, de Forli , avaient eux-mêmes indiqué d’après quelles règles l’élection devait êtrefaite. Mais tout-à-coup la scène change. La Cour de Rome